Photo d'illustration AFP / ANWAR AMRO
Des travaux de consolidation ont été entrepris mardi à l'une des entrées du siège du Parlement libanais, dans le centre-ville de Beyrouth, où de violents affrontements entre contestataires et forces de l'ordre ont fait des dizaines de blessés dans les deux camps depuis samedi.
Près de la mosquée al-Omari, rue Weygand, une structure en fer scellée sur des piliers d'une hauteur d'un mètre faisant office de barrière était en cours d'installation.
Une barrière métallique, installée mardi devant l’une des entrées du Parlement à Beyrouth, après les heurts du week-end. pic.twitter.com/i04pPX9W6I
— L'Orient-Le Jour (@LOrientLeJour) December 17, 2019
Samedi et dimanche soir, les rassemblements organisés dans le centre-ville de Beyrouth ont fini par perdre le côté pacifique qui avait caractérisé les deux mois de révolte populaire libanaise, lorsque les forces de l'ordre ont brutalement réprimé les manifestants, près du Parlement, à grand renfort de gaz lacrymogènes. Certains agents des forces de sécurité, notamment les brigades anti-émeutes et la police du Parlement, ont fait usage de grande violence envers les contestataires. Ces accrochages ont été dénoncés avec force, notamment sur les réseaux sociaux.
Lundi, l'armée libanaise a déploré le "chaos généralisé" qu'a connu la veille le centre de la capitale. De son côté, la ministre sortante de l'Intérieur Raya el-Hassan a ordonné une enquête, reconnaissant par ailleurs que "des erreurs avaient été commises" au cours des deux derniers mois par les FSI. Le directeur de la police, Imad Osman, a justifié la doctrine de sécurité des forces de l'ordre.

