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Dernières Infos - Liban

Le Hezbollah accuse certaines parties de "susciter de manière méthodique des tensions dans la rue"

Le bloc parlementaire du Hezbollah, réuni le 21 novembre 2018. Photo d'archives fournie par le bureau de presse du Hezbollah

Le groupe parlementaire du Hezbollah a accusé jeudi certaines parties de "susciter de manière méthodique des tensions dans la rue", après trois jours de violences qui ont fait des blessés parmi les manifestants anti-pouvoir et des militaires, notamment lorsque des partisans du parti chiite ont attaqué des protestataires et saccagé plusieurs rues dans la capitale, dimanche soir.

"Le bloc condamne le caractère méthodique des tensions suscitées dans la rue et l'exacerbation des sensibilités confessionnelles et communautaires, ainsi que les insultes et les atteintes aux propriétés publiques et privées, de même que le blocage des routes et les menaces et racket contre les citoyens", peut-on lire dans un communiqué à l'issue de la réunion hebdomadaire de la formation chiite. "La tension permanente est le choix de ceux qui veulent provoquer des complications et barrer la route aux solutions. Cela pourrait avoir des conséquences inattendues (...)", a prévenu le Hezbollah.

La contestation réunissant des Libanais de tous bords contre une classe dirigeante jugée incompétente et corrompue est restée jusqu'ici largement pacifique. Entre dimanche et mardi, la tension est montée avec des assauts d'une ampleur inédite de partisans du Hezbollah et d'Amal contre des manifestants au centre de Beyrouth, mais aussi  à Tyr (sud) ou Baalbeck (est). D'autres violences ont eu lieu à Tripoli (nord), ou encore à Bickfaya (Metn).

La révolte populaire inédite déclenchée le 17 octobre a poussé le Premier ministre Saad Hariri à démissionner. Depuis, le chef de l'Etat, Michel Aoun, n'a toujours pas fixé la date des consultations parlementaires contraignantes pour désigner un nouveau Premier ministre, affirmant vouloir effectuer les contacts politiques nécessaires pour faciliter la tâche du nouveau chef du gouvernement. Plusieurs noms ont déjà été proposés de manière informelle sans pour autant faire consensus.

"Les impératifs constitutionnels imposent au gouvernement sortant d'assurer l’expédition des affaires du pays et d'assumer ses responsabilités légales envers le peuple libanais, surtout à l'ombre de l'inflation et de la dévaluation de la livre libanaise. Ces deux aspects nécessitent des solutions immédiates et dissuasives (...) afin d'assurer les marchandises essentielles sur le marché et d'imposer la sécurité et la protection des droits des citoyens à tous les niveaux", a en outre plaidé le bloc du Hezbollah. "(...) Tout cela tient à la formation d'un nouveau gouvernement harmonieux avec une nouvelle méthode de travail (...)", a-t-il ajouté.

"La crise du pays est étouffante. Elle ne peut être freinée qu'à travers une entente entre tous les Libanais fidèles et en exploitant les énergies disponibles", a conclu le Hezbollah.


Le groupe parlementaire du Hezbollah a accusé jeudi certaines parties de "susciter de manière méthodique des tensions dans la rue", après trois jours de violences qui ont fait des blessés parmi les manifestants anti-pouvoir et des militaires, notamment lorsque des partisans du parti chiite ont attaqué des protestataires et saccagé plusieurs rues dans la capitale, dimanche soir."Le bloc...