Des protestataires ont forcé mardi matin la fermeture de plusieurs administrations publiques à Mina, à la lisière de Tripoli, ainsi qu'à Halba, dans le Akkar, alors que le mouvement inédit de contestation contre le pouvoir, accusé d'incompétence et de corruption entre dans son 41ème jour, sans aucune issue en vue au bras de fer.
Selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), des manifestants se sont rassemblés devant la branche locale de l'Office des eaux du Liban-Nord à Mina, et appelé les employés à quitter leur bureau, provoquant de vifs échanges verbaux. D'autres contestataires ont forcé la fermeture de la centrale téléphonique de la ville.
A Halba, les protestataires ont fermé la branche locale de la compagnie de téléphonie publique Ogero, du service postal LibanPost et d'Electricité du Liban, alors que l'armée s'est déployée en masse devant le sérail abritant le conseil municipal de la localité.
Des accrochages ont émaillé lundi soir des rassemblements organisés notamment par les contestataires, déterminés à poursuivre leur soulèvement inédit malgré de violentes attaques des partisans du Hezbollah et du mouvement Amal.

