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Iran : jusqu'à dix ans de prison pour six militants écologistes

AFP
21/11/2019

Six militants écologistes jugés pour espionnage en Iran ont été condamnés en première instance à des peines allant jusqu'à dix ans de prison, selon des informations de l'agence officielle Irna et du journal Charq de jeudi.

Des peines "de quatre à dix ans" ont été prononcées dans ce procès où comparaissent huit défenseurs de l'environnement détenus depuis début 2018, écrit Irna en citant le porte-parole de l'Autorité judiciaire, Gholamhossein Esmaïli.

Le quotidien réformateur Charq rapporte pour sa part que six des huit prévenus ont été notifiés de leur peine, en citant l'avocat Mohammad Hossein Aghassi, qui représente certains des prévenus.

Ni l'agence ni le journal ne précisent la date à laquelle les peines ont été prononcées. Selon Irna, les condamnés ont 20 jours pour faire appel.

Me Aghassi a indiqué à Charq qu'il avait était absent aux audiences, le ministère public ayant récusé les avocats des prévenus, qui sont défendus par des avocats commis d'office.

"Niloufar Bayani et Morad Tahbaz ont reçu des peines de 10 ans, Taher Ghadirian et Houman Jowkar huit ans, Amir Hossein Khaléqi et Sépideh Kachani six, et les peines de Sam Rajabi et Abdolréza Koupayeh doivent encore être annoncées", a déclaré l'avocat à Charq.

Arrêtés début 2018, les huit accusés sont liés à une organisation de défense de l'environnement, la Fondation pour la faune persane. Ils sont poursuivis pour espionnage ou atteinte à la sûreté nationale.

En octobre, M. Esmaïli avait annoncé l'abandon du chef d'accusation de "corruption sur terre" (une des charges les plus graves prévues par le code pénale iranien, passible de la peine de mort), initialement retenu contre quatre des accusés.

Arrêté en janvier 2018, le fondateur de la Fondation pour la faune persane, Kavous Seyed Emami est mort en prison le mois suivant, à l'âge de 63 ans. Selon la version officielle, contestée par sa famille, cet universitaire irano-canadien s'est suicidé par pendaison.

Selon sa famille et les autorités d'Ottawa, sa veuve, Maryam Mombeini, est rentrée au Canada en octobre après avoir été retenue en Iran pendant 18 mois.

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