Rechercher
Rechercher

Dernières Infos - Liban

Pour les Kataëb, le discours de Aoun a ramené la crise "à la case départ"


Une réunion du bureau politique des Kataëb, au siège du parti à Saïfi. Photo d'archives Ani

Le parti des Kataëb a estimé mercredi que l'interview de la veille du président libanais, Michel Aoun, largement décriée par la rue au 28e jour de la révolte populaire contre la classe dirigeante, constituait un "retour de la crise à la case départ". Les Kataëb ont par ailleurs appelé le chef de l'Etat à lancer immédiatement les consultations parlementaires contraignantes pour la nomination d'un Premier ministre, alors que le gouvernement de Saad Hariri a démissionné depuis plus de deux semaines. 

"Les Kataëb estiment que les propos du président Aoun constituent un retour de la crise à la case départ, comme si aucune avancée n'avait été réalisée au cours des dernières semaines, souligne le parti chrétien dans un communiqué, à l'issue d'une réunion exceptionnelle. Les Kataëb ont souligné que le fait que le pouvoir en place "ignore les raisons de la révolte populaire et le discours des manifestants ne fait qu'exacerber la crise". 

Le parti dirigé par le député Samy Gemayel a mis en garde contre les atermoiements politiques, appelant le chef de l'Etat à lancer "immédiatement" les consultations parlementaire afin de permettre la formation la plus rapide possible d'un futur gouvernement réduit composé de spécialistes, non affiliés politiquement.

Les Kataëb ont par ailleurs présenté à la famille d'Ala' Abou Fakhr, cadre du Parti socialiste progressiste tué la nuit dernière à Khaldé, leurs condoléances pour la mort du "premier martyr de la révolution pacifique". 

Le mouvement de contestation contre la classe dirigeante avait repris de plus belle après l'interview télévisée du président Michel Aoun qui a mis le feu aux poudres. Dans cet entretien, le chef de l'Etat avait déclaré : "Nous avons bien entendu vos revendications et vos appréhensions mais ne détruisez pas le pays et cessez d'assiéger les institutions publiques". "S'ils estiment qu'il n'y a pas de personnes intègres dans cet Etat, qu'ils émigrent, a encore lancé le président. Qu'ils revoient mon passé et qu'ils restent avec moi si ce passé leur plaît, sinon c'est moi qui partirais".

Le parti des Kataëb a estimé mercredi que l'interview de la veille du président libanais, Michel Aoun, largement décriée par la rue au 28e jour de la révolte populaire contre la classe dirigeante, constituait un "retour de la crise à la case départ". Les Kataëb ont par ailleurs appelé le chef de l'Etat à lancer immédiatement les consultations parlementaires contraignantes pour la nomination d'un Premier ministre, alors que le gouvernement de Saad Hariri a démissionné depuis plus de deux semaines. "Les Kataëb estiment que les propos du président Aoun constituent un retour de la crise à la case départ, comme si aucune avancée n'avait été réalisée au cours des dernières semaines, souligne le parti chrétien dans un communiqué, à l'issue d'une réunion exceptionnelle. Les Kataëb ont souligné que le fait que...