Une passante devant une banque fermée à Beyrouth, le 12 novembre 2019. Photo REUTERS/Andres Martinez Casares
Les importateurs d'équipements médicaux au Liban ont tiré la sonnette d'alarme mardi, alors que le pays connaît son 27e jour consécutif d'une contestation populaire inédite contre la classe politique, paralysant banques, écoles, universités et autres administrations.
Dans un entretien accordé à la chaîne LBCI, Salma Assi, porte-parole des importateurs, a fait état d'un épuisement des stocks disponibles. "Le problème a commencé en septembre, lors du début de la pénurie du dollar, des carburants, du pain et des médicaments", explique-t-elle. "Les hôpitaux ne peuvent pas fonctionner sans les équipements médicaux", prévient Mme Assi. "Nous avons des hôpitaux qui ont réduit les séances hebdomadaires de dialyse de leurs patients de trois à deux séances", regrette-t-elle.
Vendredi dernier, le président du syndicat des hôpitaux libanais privés, Sleiman Haroun, avait prévenu qu'une "crise majeure" se profilait en raison de l'impossibilité de payer les fournisseurs de médicaments et d'équipements médicaux, affirmant que les stocks disponibles seront épuisés dans un mois.

