Liban

Khalil appelle à "accélérer les tractations" en vue d'un gouvernement qui pourra regagner la confiance des Libanais

Le ministre libanais des Finances, Ali Hassan Khalil. Photo Ani

Le ministre sortant des Finances, Ali Hassan Khalil, a exhorté dimanche les responsables libanais à "accélérer les tractations" permettant la formation d'un futur gouvernement "qui rétablira la confiance des Libanais dans la politique et l'économie", alors que le mouvement de contestation de grande ampleur au Liban connait sa 25e journée.

"Nous traversons une des périodes les plus délicates de l'histoire du Liban", a déclaré M. Khalil lors d'une cérémonie en commémoration du décès, il y a une semaine, du président de la municipalité de Khiam, au Liban-Sud. Il a souligné que, bien qu'il fasse partie de la classe dirigeante conspuée par les manifestants, lui et son parti ont toujours oeuvré à trouver des solutions aux différentes demandes du peuple et à "soulager sa douleur". "Nous avons appelé à ce que soient jugés tous ceux ayant trempé dans la corruption", a-t-il ajouté, soulignant soutenir "le mouvement populaire réel, qui n'a pas été exploité politiquement". 

Le ministre sortant a encore appelé tous les dirigeants politiques à "assumer leurs responsabilités pour préserver l'unité du Liban et maintenir le pays à l'écart de ceux qui veulent détruire la société libanaise". "Nous voulons que le mouvement populaire atteigne les résultats qu'il s'est fixés en matière de surveillance et jugement" des corrompus, a lancé M. Khalil, qui a appelé à une accélération des tractations concernant la formation d'un futur gouvernement qui permettra aux Libanais de reprendre confiance dans la politique et l'économie du pays. "La crise empire et nous ne pouvons plus nous permettre de perdre du temps", a-t-il insisté. 

Sous la pression de la rue, révoltée contre la classe dirigeante accusée de corruption et de mauvaise gestion, le gouvernement de Saad Hariri a démissionné le 29 octobre. Mais depuis, la situation n'a pas évolué, le chef de l’État Michel Aoun n'ayant pas encore lancé les consultations parlementaires contraignantes pour la nomination d'un futur président du Conseil. La présidence évoque pour justifier ces atermoiements "la situation exceptionnelle" du pays et poursuit ses contacts afin de trouver la forme que devrait prendre le futur cabinet.


Le ministre sortant des Finances, Ali Hassan Khalil, a exhorté dimanche les responsables libanais à "accélérer les tractations" permettant la formation d'un futur gouvernement "qui rétablira la confiance des Libanais dans la politique et l'économie", alors que le mouvement de contestation de grande ampleur au Liban connait sa 25e journée.

"Nous traversons une des périodes les...