Rechercher
Rechercher

Dernières Infos - Liban

Le cheikh Kabalan réclame un gouvernement "capable d'effectuer des réformes radicales"

Le président du Conseil supérieur chiite au Liban, le cheikh Abdel Amir Kabalan. Photo d'archives Ani

Le président du Conseil supérieur chiite, le cheikh Abdel Amir Kabalan, a appelé dimanche à la formation d'un gouvernement de salut "qui puisse répondre aux attentes des Libanais et soit capable de mettre rapidement en œuvre des réformes radicales", estimant que le confessionnalisme a contribué à "faire échouer l’État de droit". Le Liban connait depuis 25 jours une révolte populaire qui souhaite la chute du régime actuel. 

Dans un message adressé aux Libanais à l'occasion de la fête de la naissance du prophète Mahomet, le dignitaire chiite a dénoncé une volonté "américano-sioniste d'exploiter les mouvements de contestation au Liban et en Irak afin de frapper la résistance". 

En ce qui concerne la situation au Liban, Abdel Amir Kabalan a estimé que "le régime confessionnel basé sur les privilèges et le clientélisme politique a largement contribué à affaiblir et faire échouer l’État de droit et des institutions". Ce système a "mis fin aux ambitions des Libanais et les a affamés", a-t-il accusé. Il a dans ce contexte son appui aux "revendications du mouvement populaire à vivre dignement et nettoyer l’État de tous les voleurs de fonds publics". Le cheikh chiite a encore appelé à la formation "d'un gouvernement de salut national, capable de répondre aux espoirs et attentes des Libanais". Il a exprimé l'espoir que le futur cabinet "aura la confiance" du peuple et pourra mettre rapidement en œuvre des réformes radicales, comme celles prévues dans la feuille de route" du gouvernement précédent. 

"Nous réclamons du Parlement qu'il adopte une nouvelle loi électorale proportionnelle, selon laquelle le Liban ne serait qu'une circonscription administrative", a-t-il ajouté. 

Sous la pression de la rue, révoltée contre la classe dirigeante accusée de corruption et de mauvaise gestion, le gouvernement de Saad Hariri a démissionné le 29 octobre. Mais depuis, la situation n'a pas évolué, le chef de l’État Michel Aoun n'ayant pas encore lancé les consultations parlementaires contraignantes pour la nomination d'un futur président du Conseil. La présidence évoque pour justifier ces atermoiements "la situation exceptionnelle" du pays et poursuit ses contacts afin de trouver la forme que devrait prendre le futur cabinet. 

Le président du Conseil supérieur chiite, le cheikh Abdel Amir Kabalan, a appelé dimanche à la formation d'un gouvernement de salut "qui puisse répondre aux attentes des Libanais et soit capable de mettre rapidement en œuvre des réformes radicales", estimant que le confessionnalisme a contribué à "faire échouer l’État de droit". Le Liban connait depuis 25 jours une révolte populaire qui souhaite la chute du régime actuel. Dans un message adressé aux Libanais à l'occasion de la fête de la naissance du prophète Mahomet, le dignitaire chiite a dénoncé une volonté "américano-sioniste d'exploiter les mouvements de contestation au Liban et en Irak afin de frapper la résistance". En ce qui concerne la situation au Liban, Abdel Amir Kabalan a estimé que "le régime confessionnel basé sur les privilèges...