Le leader libanais druze Walid Joumblatt. Photo d'archives Marwan Assaf
Le leader druze libanais Walid Joumblatt a critiqué la classe politique qui dirige le pays, affirmant qu'il ne la soutiendrait plus, alors que le Parti socialiste progressiste dont il est le chef était représenté au gouvernement de Saad Hariri. Ce dernier a démissionné le 29 octobre sous la pression inédite de la rue, déclenchée le 17 octobre et qui se poursuit pour le 22e jour consécutif.
"Au moment où la Constitution est violée et au milieu des dangers économiques et sociaux, alors que la contestation populaire est à son apogée, ils (les responsables politiques, ndlr) se concertent et se réunissent pour renforcer l'entente précédente qui a ruiné le pays, parallèlement aux menaces quotidiennes selon lesquelles ce qui se passe est le fruit d'un complot. Assez de perte de temps. Il est temps de partir. Quant à nous, nous ne serons plus avec vous, ni aujourd'hui ni demain", a écrit le chef du PSP sur son compte Twitter.
وفي خضم انتهاك الدستور وفي أوج المخاطر الاقتصادية الاجتماعية وفي ذروة الحراك الشعبي يتشاورون ويجتمعون في كيفية تحسين و تجميل التسوية السابقة التي خربت البلاد يرافق ذلك تهديد شبه يومي بان ما يجري مؤامرة .كفى هذا الترف والعبث آن الأوان للخروج أما نحن فلن نكون معكم لا اليوم ولا غدا pic.twitter.com/0BkmCcptTe
— Walid Joumblatt (@walidjoumblatt) November 7, 2019
Depuis le 17 octobre, le Liban connaît une contestation populaire contre la classe dirigeante jugée corrompue et incompétente, sur fond de grave crise économique. Le mouvement, qui a mobilisé des centaines de milliers de Libanais, toutes communautés confondues, a entraîné la démission du Premier ministre Saad Hariri, mais la formation d'un nouveau gouvernement se fait attendre. Le président de la République Michel Aoun a affirmé jeudi qu'il "poursuit ses contacts" pour fixer la date des consultations parlementaires contraignantes. Mercredi, le chef de l’État avait une fois encore assuré que le prochain gouvernement inclurait des "ministres compétents et à l'abri de tout soupçon de corruption".


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