Le président du Parlement libanais, Nabih Berry. Photo d'archives Reuters
Le président du Parlement libanais, Nabih Berry, a appelé à la formation rapide d'un gouvernement, après la démission du cabinet de Saad Hariri le 29 octobre sous la pression inédite de la rue après la révolte du 17 octobre.
"Le président Berry a insisté sur la nécessité d'adopter lors de la séance législative (prévue le 12 novembre et lors de laquelle plusieurs propositions de loi, concernant notamment la lutte contre la corruption, seront débattues) les projets et propositions de loi relatives aux demandes justes des gens. Il a mis en garde contre la dangerosité de la situation actuelle, réclamant des solutions rapides, notamment la formation d'un gouvernement", a affirmé le député Ali Bazzi, membre du Mouvement Amal présidé par M. Berry, à l'issue de la réunion hebdomadaire du mercredi à Aïn el-Tiné, résidence du président du Parlement.
Depuis le 17 octobre, le Liban connaît une contestation inédite ayant paralysé le pays avec la fermeture, durant les deux premières semaines, des banques, écoles et universités. Sous la pression de la rue, le Premier ministre Saad Hariri a démissionné le 29 octobre, mais les concertations pour la formation d'un nouveau cabinet n'avancent pas depuis, exacerbant la colère des manifestants.

