Le président du Parlement libanais, Nabih Berry. Photo d'archives Reuters
Le président du Parlement libanais Nabih Berry a appelé mercredi les responsables à "former sans tarder" un nouveau gouvernement, alors que le chef de l’État Michel Aoun a demandé au cabinet démissionnaire de gérer les affaires courantes.
Dans des propos rapportés par le député Ali Bazzi à l'issue de la rencontre hebdomadaire du chef du Législatif avec un groupe d'élus, Nabih Berry a appelé à "ne pas tarder à former le gouvernement". Il a également exhorté les manifestants à "rouvrir les routes" bloquées depuis quatorze jours, une procédure quasiment finalisée dans l'après-midi après le déploiement de l'armée dans les différentes régions du Liban. Pour M. Berry, la situation actuelle risque d'entamer "l'espoir dans la sécurité" du pays. Il a encore exprimé "ses craintes" concernant des pressions étrangères qui pourraient s'exercer sur le Liban à partir d'aujourd'hui.
"Le Liban ne peut pas supporter plus de problèmes économiques et financiers", a ajouté le président du Parlement, cité par M. Bazzi. Il a également invité tous les responsables et le Libanais "à l'unité, l'ouverture et au dialogue".
Le président Aoun a publié plus tôt dans la journée un communiqué dans lequel il demande au gouvernement démissionnaire de Saad Hariri de gérer les affaires courantes. Le départ de M. Hariri faisait partie des revendications des manifestants qui réclament depuis le 17 octobre la chute du régime dans son intégralité. Mardi, peu avant l'annonce de la démission du Premier ministre, les manifestations avaient été marquées par une attaque violente de dizaines de jeunes, identifiés comme étant des partisans du mouvement Amal (de M. Berry) et du Hezbollah, qui s'en étaient pris aux manifestants et avaient saccagé les deux places principales de la contestation dans le centre-ville de Beyrouth.

