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Manifestations au Liban : des routes toujours fermées, d'autres rouvertes

OLJ
19/10/2019

De nombreuses routes libanaises ont été rouvertes à a circulation samedi matin, alors que d'autres restaient bloquées, au 3e jour consécutif de manifestations sur tout le territoire contre la classe politique et la crise économique.

Dans les rues de la capitale Beyrouth, les axes étaient largement praticables, quelques couloirs restant toutefois bloqués par des carcasses de bennes à ordures calcinées. 

Selon l'agence nationale d'information, la route menant vers le palais présidentiel de Baabda a été rouverte à la circulation, de même pour le croisement Galerie Semaan. Le pont de Kfarchima était lui toujours bloqué. 

Dans le Kesrouan, l'autoroute de Zouk et celle de Jbeil étaient toujours fermées en matinée.

Selon le Centre de contrôle du trafic routier, la place al-Nour de Tripoli, au Liban-Nord, étaient toujours bloquée ce matin par des pneus brûlés par les manifestants. L'autoroute principale jusqu'à Madfoun était également inaccessible, alors que la voie maritime était ouverte à la circulation. Des activistes s'efforçaient de nettoyer les résidus de pneus brûlés, incitant les manifestants à bloquer les routes par d'autres moyens.  A Zghorta, au Liban-Nord également, plusieurs routes restaient fermées ce matin. A Halba aussi, de nombreuses routes étaient toujours bloquées.

Par contre, tous les axes étaient praticables dans la Békaa-Ouest ainsi qu'à Baalbeck, Rachaya et Marjeyoun. De même à Bhamdoun, Aley et Sofar. Toutefois, l'axe Dahr el-Baïdar-Jdita était encore impraticable. 

Dans le Metn, toutes les routes de la voie rapide du Metn vers Nahr el-Mott et Beyrouth étaient ouvertes. A Tyr, au Liban-Sud, les routes de Klaylé et Mansouri étaient bloquées ce matin. 

Des milliers de Libanais manifestent depuis trois jours consécutifs, à travers tout le pays, contre les responsables politiques et la crise économique. Certains réclament la démission du gouvernement, voire celle du chef de l’État Michel Aoun. Le Premier ministre, Saad Hariri, a annoncé hier qu'il donnait un délai de 72h aux membres du gouvernement pour appliquer les réformes prévues, a défaut de quoi, il a laissé entendre qu'il pourrait démissionner.

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