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Un total de 64 enfants ont été rapatriés vendredi en Ouzbékistan depuis l'Irak, où leurs parents purgent de longues peines de prison pour leur appartenance à des groupes jihadistes, ont indiqué vendredi les autorités de ce pays d'Asie centrale.
Les enfants ont atterri en Ouzbékistan dans la nuit de jeudi à vendredi, a annoncé le ministère ouzbèke des Affaires étrangères dans un communiqué, précisant que l'opération a impliqué les autorités des deux pays ainsi que le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef).
Selon le ministère, les enfants souffrent de "problèmes moraux, psychologiques et physiques" liés au fait que leurs parents, "membres d'organisations terroristes", ont choisi "la mauvaise voie". Les enfants, dont deux sont orphelins et 14 sont âgés de moins de trois ans, seront hébergés dans des structures spécialisées où ils recevront une "assistance médicale, psychologique et sociale", est-il précisé dans le communiqué.
Originaires d'Ouzbékistan, leurs pères et leurs mères purgent des peines allant jusqu'à la perpétuité dans des prisons irakiennes et syriennes. Certains hommes sont cependant morts "lors des hostilités" ou demeurent dans les rangs de groupes jihadistes, précise le ministère.
Trois des cinq anciennes républiques d'Asie centrale - le Kazakhstan, le Tadjikistan et l'Ouzbékistan - ont jusqu'à présent rapatrié leurs ressortissants d'Irak et de Syrie. Des milliers de personnes originaires de cette région à majorité musulmane étaient partis rejoindre le groupe Etat islamique (EI) et d'autres groupes jihadistes.
Le Kirghizstan a également fait part de son intention de récupérer prochainement certains de ses citoyens actuellement en Irak.
Après avoir rapatrié 156 Ouzbèkes en mai, le ministre ouzbèke des Affaires étrangères avait affirmé en septembre prévoir le retour de 235 personnes supplémentaires, dont 65 enfants.
Tachkent n'a pas précisé à quelle date était prévu le retour d'adultes, ou s'ils allaient être jugés.
La chute de l'EI en Irak et en Syrie a confronté de nombreux pays à la problématique du retour des jihadistes faits prisonniers et de leurs familles.
En Europe, le Kosovo est le pays ayant jusqu'à présent fait le plus d'efforts en la matière, avec le retour en avril de 110 de ses ressortissants, surtout des femmes et enfants de combattants de l'EI.

