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Russie : lourdes peines de prison pour deux manifestants

AFP
04/10/2019

Un tribunal de Rostov-sur-le-Don, dans le sud de la Russie, a condamné vendredi à plus de six ans de prison deux manifestants pour l'organisation présumée en 2017 de "troubles massifs", ont rapporté les agences russes.

Ian Sidorov, 19 ans, a été condamné à six ans et demi de prison, tandis que Vladislav Mordassov, 23 ans, s'est lui vu infliger une peine de six ans et sept mois d'emprisonnement, précise l'agence Interfax. Leurs avocats ont annoncé que les deux hommes feraient appel. Un autre adolescent de 19 ans jugé dans le cadre de cette affaire, Viatcheslav Chachmine, a lui été condamné à trois ans de prison avec sursis.

Le 5 novembre 2017, Ian Sidorov et Vladislav Mordassov avaient été arrêtés par la police alors qu'ils manifestaient devant le siège de l'administration locale avec des pancartes appelant à "la démission du gouvernement" de Rostov. Ils dénonçaient notamment la mauvaise gestion d'un important incendie dans le centre historique de la ville, deux mois et demi plus tôt.

Selon les enquêteurs, les deux jeunes hommes étaient les administrateurs d'un groupe sur la messagerie Telegram lié à une organisation politique interdite en Russie, "Artpodgotovka", où ils appelaient à l'organisation de "troubles massifs".

Viatcheslav Chachmine, un membre de ce groupe Telegram, avait été arrêté à proximité de la manifestation.

Les deux accusés, qui clament leur innocence, ont affirmé avoir subi des pressions policières lors de leurs interrogatoires, notamment des violences physiques, qui sont régulièrement dénoncées comme étant une pratique courante des forces de l'ordre en Russie par les défenseurs des droits humains.

Les ONG Memorial et Amnesty International les considèrent comme des "prisonniers politiques".

"Les témoins importants n'ont pas été interrogés, ni des spécialistes. Le tribunal n'a même pas examiné le groupe de messagerie incriminé", a dénoncé l'avocat des accusés, Sergueï Denissenko, cité par le journal Novaïa Gazeta.

La loi controversée sur l'organisation de "troubles massifs" a été utilisée cet été contre des participants d'un important mouvement de contestation électorale à Moscou. Mais la plupart de ces chefs d'accusation ont été par la suite abandonnés, faute de preuves.

De mi-juillet à fin août, des manifestations quasi hebdomadaires ont eu lieu à Moscou après l'interdiction faite à de nombreux candidats d'opposition de se présenter aux élections locales de septembre, marquées par le revers de candidats pro-Kremlin à Moscou.

La majorité des meetings n'ayant pas été autorisés, ils s'étaient soldés par environ 2.700 interpellations et des cas de violences policières.

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