Photo REUTERS/Wissm al-Okili
Un poste-frontière entre l'Iran et l'Irak a été fermé "à la demande des autorités irakiennes", a rapporté jeudi la télévision d'Etat iranienne alors que le pays voisin est le théâtre de manifestations meurtrières.
Il s'agit du point de passage de Khosravi, à environ 570 km à l'est de Téhéran, précise la télévision. La frontière a été fermée à cet endroit pendant la nuit et l'était encore jeudi en début d'après-midi.
Des milliers de marcheurs iraniens ont entamé le grand pèlerinage chiite annuel vers le tombeau de l'imam Hussein à Kerbala, à 110 km au sud de Bagdad, qui doit culminer le 17 octobre avec les célébrations d'Arbaïn. L'agence iranienne Fars a rapporté que le passage des pèlerins se déroulait "sans encombre" aux deux postes frontière de Mehran et de Chazabeh, plus au sud. L'agence officielle iranienne Irna a néanmoins indiqué que ce dernier avait été fermé côté irakien pendant quelques heures au milieu de la nuit avant de rouvrir en début de matinée.
En 2018, environ 1,8 million d'Iraniens ont effectué le pèlerinage d'Arbaïn, selon des chiffres officiels. Arbaïn marque la fin du deuil de 40 jours observé par les chiites en mémoire du martyre de l'imam Hussein, petit-fils de Mahomet tué en 680 à Kerbala par les troupes du calife omeyyade Yazid.
Dix-neuf personnes au moins ont été tuées depuis mardi en Irak dans une vague de contestation touchant la capitale et une grande partie du sud du pays et réclamant le départ des "corrompus" ainsi que des emplois pour les jeunes. La mobilisation constitue un véritable test pour le gouvernement d'Adel Abdel Mahdi, au pouvoir depuis presque un an.


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