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Syrie: le chef de l'opposition souligne les "défis" pour le comité constitutionnel


AFP
30/09/2019

Le chef de l'opposition syrienne en exil a souligné lundi les "défis" qui attendent le Comité constitutionnel une semaine après l'annonce de sa création par l'ONU, mettant notamment en garde contre toute "volonté d'obstruction" du régime de Damas.

Nasr Hariri, qui est aussi le négociateur en chef de l'opposition, a salué "un progrès positif" et "une opportunité pour des négociations directes intersyriennes sur la constitution" de ce pays en guerre.

Le Comité constitutionnel, dévoilé le 23 septembre, a pour tâche d'amender le texte actuel ou d'en écrire un nouveau. Il comprend 150 membres: 50 nommés par le gouvernement syrien, 50 par l'opposition et 50 représentants de la société civile choisis par l'ONU.

"Il n'y a pas de doutes que le comité constitutionnel représente un progrès pour le processus politique", a indiqué M. Hariri en conférence de presse à Istanbul, où siège la principale formation de l'opposition en exil. Le comité permet "d'espérer qu'il y ait d'autres avancées à l'avenir", a-t-il ajouté.

"Mais il y a toujours des défis importants", a-t-il souligné, car les travaux du comité sont de fait liés à "d'autres dossiers" comme la mise en place d'un pouvoir de transition et l'organisation d'"élections libres et transparentes supervisées par l'ONU". "Que la volonté d'obstruction du régime se poursuive, cela fait partie des craintes et des défis les plus importants", a-t-il souligné.

La mise au point du Comité constitutionnel a pris près de deux ans. "Alors combien de temps vont durer les discussions pour nous mettre d'accord sur les questions constitutionnelles", s'est interrogé M. Hariri.

L'opposant a exprimé la crainte de voir le régime et ses alliés utiliser le comité comme "carte" pour obtenir "des fonds pour la reconstruction", ou encourager le retour des réfugiés contre leur gré.

Les Occidentaux ont conditionné toute aide financière à la reconstruction du pays à un arrêt des combats sur le terrain et à de réelles avancées politiques.

Grâce au soutien de Moscou et de l'Iran notamment, le régime de Damas a repris la main sur le dossier syrien. Il a multiplié les victoires face aux rebelles et aux jihadistes, jusqu'à reprendre le contrôle de près de 60% du territoire.

Le conflit déclenché en 2011 a fait plus de 370.000 morts et jeté sur la route de l'exil des millions de réfugiés.

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