Le ministre libanais des Affaires étrangères Gebran Bassil. Photo Ani
Le ministre libanais des Affaires étrangères Gebran Bassil, qui se trouve aux États-Unis, a affirmé dimanche que le Liban "n'acceptera pas qu'une partie des Libanais soit accusés de terrorisme", en référence au Hezbollah, que Washington a placé sur la liste des organisations terroristes.
"Nous sommes amis avec les États-Unis, mais nous ne pouvons pas accepter qu'une partie des Libanais soit accusés de terrorisme", a déclaré M. Bassil à Wichita, dans le Kansas, fief du secrétaire d’État américain Mike Pompeo. "Les États-Unis accepteraient-ils qu'une partie des Américains soient considérés comme des terroristes ?", a-t-il poursuivi. "Le Liban aime la paix, et ne s'en est jamais pris à quiconque, sauf lorsqu'il est en situation de légitime défense pour préserver son droit d'exister", a souligné le chef de la diplomatie libanaise.
S'adressant à des membres de la diaspora libanaise, M. Bassil a déclaré : "Le Liban vous a perdu lorsque vous avez émigré. Nous voulons vous récupérer, que vous recouvrez la nationalité libanaise et que vous participiez aux élections".


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine