Le Premier ministre libanais Saad Hariri, lors d'un Conseil des ministres au Sérail, le 23 septembre 2019. Photo Dalati et Nohra
"Nous avons un réel problème de contrebande", a déclaré M. Hariri lors d'une conférence sur le développement de l'agriculture au Liban. "Nous œuvrons à fermer les postes-frontières illégaux et vous allez voir que nous allons accomplir un grand travail d'ici à la fin de l'année", a-t-il ajouté. "Des fonctionnaires et des commerçants seront bientôt traduits en justice", a-t-il déclaré.
Lors du Conseil des ministres de mardi dernier, le ministre Bou Saab avait demandé à reporter sa présentation au gouvernement de la stratégie de son ministère pour lutter contre la contrebande, suite à plusieurs remarques formulées par d'autres ministres. Il avait affirmé que l’armée libanaise avait fermé au cours des deux dernières années plus de 140 points de passage illégaux à la frontière avec la Syrie, et qu’il n’en restait plus qu’une dizaine, utilisés notamment par les contrebandiers. Le commandant en chef de l'armée, le général Joseph Aoun, avait déclaré de son côté qu'il n'y avait pas de points de passage illégaux, "mais simplement certaines failles que nous œuvrons à combler".


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