Poignée de main entre le roi Felipe VI d'Espagne et la présidente du Parlement, Meritxell Batet, le 12 septembre. Photo AFP / POOL / Chema Moya
Le roi d'Espagne Felipe VI a commencé à recevoir lundi les chefs des partis représentés au Parlement pour explorer les dernières chances de former un gouvernement et éviter au pays ses quatrièmes élections législatives en quatre ans.
Le chef du gouvernement socialiste sortant, Pedro Sanchez, a remporté le scrutin de la fin avril. Mais avec 123 députés sur 350, il est resté loin de la majorité absolue et a donc besoin principalement de l'appui de la gauche radicale de Podemos qui se refuse jusqu'ici à lui apporter son soutien.
Les consultations du roi, qui ont démarré lundi à 10H00 locales (08H00 GMT), doivent durer deux jours. M. Sanchez et le chef de Podemos, Pablo Iglesias, doivent être reçus mardi, tout comme les chefs des autres grands partis.
Si M. Sanchez, qui a déjà échoué à se faire reconduire au pouvoir par les députés en juillet, n'obtient pas la confiance de la chambre d'ici le 23 septembre, des élections seront convoquées pour le 10 novembre.
Les négociations entre les socialistes et Podemos sont dans une impasse. Le parti, héritier du mouvement des Indignés, exige d'entrer au gouvernement mais M. Sanchez refuse, proposant la simple négociation d'un programme de gouvernement.
En juillet, le socialiste avait accepté l'entrée de Podemos au sein de l'exécutif à contre-coeur mais la formation de gauche radicale avait jugé les postes proposés insuffisants.
L'Espagne vit une situation d'instabilité politique depuis que le bipartisme a volé en éclats en 2015 avec l'entrée en force au Parlement de Podemos et des libéraux de Ciudadanos. Une cinquième force d'envergure nationale, l'extrême droite de Vox, est entrée à la chambre lors du dernier scrutin.

