Samir Geagea. Archives/AFP
Le chef des Forces libanaises, Samir Geagea, a critiqué mardi le manque de réactivité du chef de l'Etat, Michel Aoun, et du Premier ministre, Saad Hariri, au sujet du discours du secrétaire général du Hezbollah Hassan Nasrallah, lundi soir, qu'il a assimilé à "une annulation de la résolution onusienne 1701", qui avait mis fin à la guerre de juillet 2006 entre le parti chiite et Israël.
"A l'intention du président Aoun et du Premier ministre Saad Hariri, avez-vous pris connaissance, avant ou après le discours de Hassan Nasrallah d'hier, de l'annulation de la résolution 1701", a ironisé M. Geagea dans un tweet. "Acceptez-vous cela ?", a-t-il ajouté.
Lundi, le leader chiite avait affirmé que sa formation avait "brisé les lignes rouges" dans sa confrontation avec Israël, menaçant de frapper "en profondeur" l'Etat hébreu en cas d'attaque.
Votée en août 2006, la résolution 1701 du Conseil de sécurité avait permis de mettre fin à la guerre de 2006, stipulant que le Liban doit étendre son autorité à l’ensemble de son territoire, conformément aux dispositions des résolutions 1559 (2004) et 1680 (2006) et à l’accord de Taëf. La résolution 1701 réaffirme le respect de la Ligne bleue et indique qu’aucune force armée, à part l’armée libanaise et la Finul, ne doit se trouver au sud de la rivière Litani.
Dimanche, le Hezbollah a annoncé avoir détruit un véhicule militaire près d'une caserne israélienne se trouvant dans la région frontalière, en riposte aux bombardements d'une position en Syrie qui avait fait deux morts parmi les combattants du parti. L'armée israélienne a répliqué en lançant des dizaines de grenades incendiaires et de missiles sur "la source des tirs" du Hezbollah, provoquant uniquement des incendies dans des secteurs boisés.


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