Des habitants de Qaa, localité libanaise frontalière de la Syrie, frappée en 2016 par plusieurs attentats menés par des jihadistes, ont manifesté mercredi devant le tribunal militaire à Beyrouth où sont jugés quatre accusés, réclamant la peine de mort à leur encontre. Photo Michel Sayegh
Des habitants de Qaa, localité libanaise frontalière de la Syrie, frappée en 2016 par plusieurs attentats menés par des jihadistes, ont manifesté mercredi devant le tribunal militaire à Beyrouth où sont jugés quatre accusés, réclamant la peine de mort à leur encontre.
Le 27 juin 2016, huit kamikazes s'étaient fait exploser à Qaa, notamment près d'une église, devant le bâtiment municipal et à proximité d'un véhicule blindé de l'armée. Ces attentats avaient tué cinq personnes et fait plus de 30 blessés.
M. Matar a réclamé que "l'enquête soit élargie afin de déterminer qui a planifié les attaques terroristes, pour le compte de qui, et quelles étaient les cibles réelles des attentats". Le maire a également demandé le transfert de cette affaire devant la Cour de justice, un tribunal d'exception, et appelé la justice militaire à "ne pas accepter d'ingérences". "Nous demandons la peine de mort pour les meurtriers, un jugement rapide, de plus amples informations sur l'identité des kamikazes et de leurs commanditaires", a-t-il ajouté. "De nombreux habitants du village ont vu les kamikazes et aucun d'entre eux n'a encore été appelé à témoigner", a-t-il regretté.
Abdallah el-Ahmar, le père d'une des victimes des attentats s'est quant à lui interrogé sur les raisons ayant poussé les terroristes à s'attaquer à la localité chrétienne. "S'ils voulaient nous faire partir, ils ont échoué", a-t-il déclaré.


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