La ministre libanaise de l'Énergie, Nada Boustani. Photo d'archives Ani
La ministre libanaise de l’Énergie, Nada Boustani, a annoncé mardi que le Liban avait engagé des pourparlers avec Chypre afin de s'entendre sur l'exploitation des hydrocarbures offshore qui se trouvent au large des deux pays.
"Dans le cadre de la coopération énergétique régionale, nous avons entamé des pourparlers avec l’État chypriote, en coopération avec le ministère libanais des Affaires étrangères et l'Autorité de l’Énergie, afin d'aboutir à un accord-cadre entre les deux pays pour l'extraction des hydrocarbures qui se trouvent dans les zones partagées", a annoncé Mme Boustani, lors d'un atelier de travail avec des compagnies pétrolières internationales. "Le dialogue avec l’Égypte se poursuit dans le cadre de la coopération énergétique, notamment pour l'exploitation à nouveau du pipeline arabe de gaz", a ajouté la ministre.
Nada Boustani a souligné que toutes ces procédures se font "dans un cadre transparent".
Le Liban et Chypre ont déjà annoncé en avril œuvrer en vue "d'un accord bilatéral" concernant l'exploitation des ressources énergétiques. Un accord avec l’Égypte et Chypre permettrait au Liban de sécuriser sa place à l'échelle régionale dans ce domaine.
Le Liban a signé en 2018 son premier contrat d'exploration pour deux blocs avec un consortium alliant le français Total, l'italien ENI et le russe Novatek. Les travaux dans le bloc 4 doivent débuter en décembre. En avril, Beyrouth a lancé un deuxième appel d'offres pour l'exploration de cinq nouveaux blocs, avec comme date butoir janvier 2020.
Le Liban doit par ailleurs résoudre certains différends sur la démarcation des frontières maritimes avec ses voisins. Une partie du bloc 9, où les travaux de forage doivent débuter en mai 2020, se trouve dans une zone maritime disputée avec Israël, pays avec lequel le Liban est techniquement en état de guerre. Le Liban a aussi un problème à résoudre avec la Syrie. Les blocs 1 et 2, concernés par le dernier appel d'offres, se trouvent près d'une frontière maritime dont Damas a toujours refusé de discuter du tracé.

