La Sûreté générale libanaise a remis mercredi aux services de renseignement des Forces de sécurité intérieure trois partisans du Parti socialiste progressiste de Walid Joumblatt soupçonnés d'être impliqués dans les échanges de tirs dans la Montagne druze, qui ont fait deux morts dimanche, des gardes du corps du ministre d'Etat pour les Affaires des réfugiés, Saleh Gharib, membre du Parti démocrate de Talal Arslane.
De son côté, l'armée a également remis aux FSI des personnes arrêtés.Le directeur de la Sûreté générale, Abbas Ibrahim, avait entamé une médiation pour assurer que les personnes impliquées dans les incidents de dimanche se rendent. Il avait abouti à une formule de compromis selon laquelle le chef du Parti démocratique, Talal Arslane, et ses alliés au sein du gouvernement, doivent cesser de réclamer un renvoi du dossier de l’affaire devant la Cour de justice et le parti de Walid Joumblatt accepte que les personnes soupçonnées d’avoir tiré sur le convoi de Saleh Gharib soient interpellées pour les besoins de l’enquête.
Les incidents de dimanche ont fait deux morts, Samer Abou Faraj et Rami Salmane, gardes du corps de Saleh Gharib, et trois blessés. Ils sont survenus au moment où le chef du Courant patriotique libre et chef de la diplomatie, Gebran Bassil, effectuait une tournée partisane dans la région, au milieu d’une violente contestation druze dans les villages où le PSP domine. La colère des joumblattistes s’est manifestée par des blocages de route à Kfar Matta et a culminé avec des tirs contre le convoi du ministre Saleh Gharib.
