Fethullah Gülen, installé aux États-Unis depuis une vingtaine d'années, est, affirment les autorités turques, à la tête d'un mouvement ayant infiltré les institutions turques dans le but de renverser le président Recep Tayyip Erdogan. AFP
Les autorités turques ont arrêté 63 personnes mardi et en recherchaient 89 autres dans le cadre d'enquêtes visant des partisans du mouvement guléniste, accusé d'avoir fomenté le putsch manqué de juillet 2016.
Les parquets d'Izmir (ouest) et de Konya (centre) ont émis des mandats d'arrêt à l'encontre respectivement de 42 et 40 membres des forces armées, a rapporté l'agence de presse étatique Anadolu. Par ailleurs, le parquet d'Istanbul a annoncé dans un communiqué rechercher 40 militaires, dont certains avaient déjà été limogés, et celui d'Ankara a dit avoir fait arrêter 22 suspects et que huit autres étaient recherchés. Tous sont soupçonnés d'être des partisans du mouvement du prédicateur Fethullah Gülen, classé "groupe terroriste" par Ankara.
Au total, au moins 63 d'entre eux avaient déjà été arrêtés en début d'après-midi.
M. Gülen, installé aux États-Unis depuis une vingtaine d'années, est, affirment les autorités, à la tête d'un mouvement ayant infiltré les institutions turques dans le but de renverser le président Recep Tayyip Erdogan. Il est notamment accusé d'avoir été le cerveau de la tentative de coup d'État de juillet 2016, ce qu'il nie catégoriquement.
Depuis le putsch avorté, les autorités traquent sans relâche ses partisans et ont déclenché des purges d'une ampleur sans précédent dans l'histoire moderne de la Turquie. Plus de 50.000 personnes ont été arrêtées et plus de 140.000 limogées ou suspendues de leurs fonctions. Les vagues d'arrestations se poursuivent à un rythme soutenu, près de trois ans après le coup d'Etat manqué.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine