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Washington déplore un silence "assourdissant" de l'Iran devant l'offre de négociations



Le conseiller américain à la sécurité nationale, John Bolton, à bord d'un hélicoptère de l'armée israélienne survolant la vallée du Jourdain, en Cisjordanie, le 23 juin 2019. Photo Abir Sultan/Pool via REUTERS

Le conseiller américain à la sécurité nationale John Bolton a dénoncé mardi le silence "assourdissant" de l'Iran alors que le président Donald Trump garde selon lui la porte ouverte au dialogue malgré les tensions qui font craindre une confrontation dans le Golfe.

Le président iranien Hassan Rohani a accusé les Etats-Unis de "mentir" quant à leur volonté de négocier et les Affaires étrangères iraniennes ont estimé que Washington avaient coupé de façon "permanente" la voie de la diplomatie après les nouvelles sanctions visant cette fois-ci le guide suprême iranien Ali Khamenei.

Le président américain a imposé ces sanctions lundi, mais "en même temps (il) a laissé la porte ouverte à de véritables négociations", a dit M. Bolton à l'occasion d'une rencontre tripartite à Jérusalem avec ses homologues russe et israélien et en présence du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. "Tout ce que l'Iran a à faire, c'est emprunter cette porte ouverte", a-t-il déclaré lors d'une déclaration commune devant la presse. "Au moment où nous parlons, les représentants de la diplomatie américaine affluent vers le Moyen-Orient à la recherche d'un chemin vers la paix. En réponse, l'Iran a observé un silence assourdissant", a-t-il dit.

M. Bolton a de nouveau dénoncé l'Iran comme "la source des agissements belliqueux et des actes d'agression" dans toute la région, au Liban, en Syrie, en Irak, au Yémen ou dans le Golfe où il menace les approvisionnements en pétrole selon lui. La "menace centrale" consiste dans la volonté selon lui de l'Iran de se doter de la bombe atomique, a-t-il dit. "Nous n'avons tout simplement aucune preuve que l'Iran ait pris la décision stratégique de renoncer à l'arme nucléaire et d'ouvrir des discussions réalistes pour faire la démonstration de cette décision".

L'Iran a toujours nié chercher à se doter de l'arme atomique et l'Agence internationale de l'énergie atomique a jusque-là certifié que ce pays respectait ses engagements de ne pas fabriquer une telle arme, pris dans l'accord international de 2015 dont l'administration Trump s'est retirée.

"Centaines de fois"

La rencontre tripartite a été présentée comme inédite par le gouvernement israélien. Selon M. Netanyahu elle a porté plus généralement sur la sécurité et la stabilité régionales, en particulier en Syrie, pays en guerre voisin d'Israël.

L'Iran et la Russie sont engagés militairement au côté du régime de Bachar el-Assad, ennemi d'Israël, dans les combats contre rebelles et jihadistes. M. Netanyahu a rappelé que, sans prendre part à la guerre, l'aviation israélienne était intervenue maintes fois en Syrie contre le Hezbollah libanais, autre allié du régime syrien et de l'Iran, contre la présence iranienne, et contre des positions de l'armée régulière. "Israël a agi des centaines de fois pour empêcher l'Iran de se retrancher en Syrie alors qu'il appelle et œuvre activement et ouvertement à notre destruction", a déclaré M. Netanyahu, grand allié de l'administration Trump.

"Nous avons agi des centaines de fois pour empêcher l'Iran de livrer au Hezbollah des armes de plus en plus sophistiquées ou d'ouvrir un second front dirigé contre nous au nord, depuis le plateau du Golan", a-t-il dit. "Israël continuera à empêcher l'Iran de se servir d'un territoire voisin pour nous attaquer et ripostera avec force à toute attaque".

Israël, les Etats-Unis et la Russie partagent le même objectif d'une Syrie connaissant paix et stabilité, et d'un départ de ce pays de toutes les forces étrangères qui y sont arrivées après le début de la guerre civile en 2011, a affirmé M. Netanyahu.

Le conseiller américain à la sécurité nationale John Bolton a dénoncé mardi le silence "assourdissant" de l'Iran alors que le président Donald Trump garde selon lui la porte ouverte au dialogue malgré les tensions qui font craindre une confrontation dans le Golfe. Le président iranien Hassan Rohani a accusé les Etats-Unis de "mentir" quant à leur volonté de négocier et les Affaires étrangères iraniennes ont estimé que Washington avaient coupé de façon "permanente" la voie de la diplomatie après les nouvelles sanctions visant cette fois-ci le guide suprême iranien Ali Khamenei. Le président américain a imposé ces sanctions lundi, mais "en même temps (il) a laissé la porte ouverte à de véritables négociations", a dit M. Bolton à l'occasion d'une rencontre tripartite à Jérusalem avec ses homologues...