Le ministre libanais des Affaires et chef du Courant patriotique libre (parti fondé par le chef de l'Etat, Michel Aoun), Gebran Bassil. REUTERS/Remo Casilli
Le ministre libanais des Affaires et chef du Courant patriotique libre (parti fondé par le chef de l'Etat, Michel Aoun), Gebran Bassil, a affirmé mardi que le déficit de 7,5% du PIB atteint dans l'avant-projet de budget pour l'année en cours approuvé hier par le gouvernement était "sérieux" mais qu'il aurait été possible de le diminuer encore plus.
"Nous avons des réserves sur de nombreux points du budget", a affirmé M. Bassil à l'issue d'une réunion du bloc parlementaire du Liban fort, dont le CPL est la principale composante, soulignant "craindre ce qui pourrait se passer au Parlement" lors du vote sur le texte, qui doit avoir lieu après sa révision par la commission parlementaire des Finances. Concernant le déficit budgétaire, le chef du CPL a indiqué que le ratio de 7,5% du PIB est un chiffre "sérieux", mais qu'il aurait été possible de le diminuer. "Le plus important maintenant, c'est que nous le respections", a-t-il affirmé. Gebran Bassil a encore indiqué que le gouvernement avait "approuvé pour la première fois des articles protégeant la main d’œuvre libanaise contre les travailleurs étrangers", précisant toutefois "douter de la volonté d'appliquer" ces décisions.
Le chef de la diplomatie a en outre répondu à la polémique opposant son parti aux ministres des Forces libanaises concernant les lignes de crédit supplémentaires accordées au ministère d’État pour les Déplacés (40 milliards de livres). "Nous voulons que les déplacés rentrent chez eux, a-t-il affirmé. Nous avions annoncé notre volonté de fermer ce ministère, mais certains ne peuvent pas s'empêcher de nous critiquer afin de réparer les erreurs qu'ils ont commises dans le passé".
Le budget approuvé lundi par le gouvernement libanais après près vingt réunions réparties en un mois et une querelle opposant notamment M. Bassil au ministre des Finances, Ali Hassan Khalil, mise sur un ratio déficit/PIB de 7,59 % du PIB. Ce texte a été transmis plus tôt dans la journée au Parlement pour y être d’abord examiné par la commission parlementaire des Finances et du Budget, avant d’être voté par les députés réunis en session plénière.

