Le maréchal Khalifa Haftar, homme fort de l'Est libyen. Photo d'archives AFP
Cette rencontre "aura pour objet d'échanger sur la situation en Libye et les conditions de reprise du dialogue politique, à la suite de la visite du Premier ministre (Fayez al-Sarraj), et en lien avec l'ONU et nos partenaires", a précisé l'Elysée.
M. Haftar a été reçu discrètement, jeudi à Rome, par le chef du gouvernement italien Giuseppe Conte.
Mardi, le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian avait annoncé que le président français Emmanuel Macron envisageait de rencontrer M. Haftar. "La situation en Libye est très préoccupante parce que la feuille de route, qui était proposée par les Nations unies (..) et qui avait failli trouver un aboutissement positif à Abou Dhabi (fin février), a été mise en échec à la fois par une initiative du maréchal Haftar et par une initiative, ou une non-initiative, du Premier ministre Sarraj", avait-il déclaré à l'Assemblée nationale.
Emmanuel Macron a reçu le 8 mai M. Sarraj, qui accuse Paris de soutenir son rival Khalifa Haftar. Il avait "réaffirmé" le "soutien" de la France au Premier ministre et appelé à un cessez-le-feu "sans conditions".
Après plus d'un mois d'offensive infructueuse des troupes du maréchal Haftar pour s'emparer du contrôle de Tripoli, la situation semble dans l'impasse tant militaire que politique en Libye.
L'Union européenne a condamné lundi l'offensive des forces du maréchal, la qualifiant de menace pour la sécurité internationale, et a appelé à un cessez-le-feu immédiat en Libye.

