Le bloc parlementaire du Hezbollah, réuni le 21 novembre 2018. Photo d'archives fournie par le bureau de presse du Hezbollah
Le bloc parlementaire du Hezbollah a appelé jeudi les banques libanaises à "assumer leurs responsabilités" dans la réduction du déficit public, au moment où le gouvernement étudie l'avant-projet de budget de l'année en cours qui est censé prévoir des mesures d'austérité sans précédent.
"A la veille de la finalisation du projet de budget en Conseil des ministres en vue de le transmettre au Parlement, le bloc de la Fidélité à la Résistance estime que le gouvernement doit prendre des mesures sérieuses en vue de mener des réformes économiques et monétaires et de lutter contre la corruption (...)", a indiqué le bloc parlementaire du parti chiite, à l'issue de sa réunion hebdomadaire. Il a ensuite "demandé aux banques d'assumer leurs responsabilités nationales en participant de manière palpable à la réduction du déficit et d'assurer leurs propres intérêts dans le cadre de l'intérêt national".
Il est question dans l'avant-projet de budget de 2019 d'une augmentation de 7 à 10% de la taxe sur les intérêts bancaires. Cette mesure est critiquée par l'Association des banques, les intérêts bancaires ayant déjà été relevés de deux points en octobre 2017. Les Forces libanaises de Samir Geagea se sont déjà exprimées en faveur d'une augmentation de cette taxe.
Le bloc du Hezbollah s'est en outre félicité de la reconstitution des comptes publics pour les années précédentes, appelant toutefois l'Inspection centrale à poursuivre son contrôle à ce niveau.

