Le Premier ministre italien, Giuseppe Conte (à gauche sur la photo), et le président du Conseil libyen et Premier ministre du gouvernement d'Accord national, Fayez al-Sarraj, à Rome, le 7 mai 2019. Photo AFP / Filippo MONTEFORTE
Le Premier ministre du gouvernement libyen d'union nationale (GNA), Fayez al-Sarraj, a entamé une tournée diplomatique en rencontrant mardi matin le chef du gouvernement italien, Giuseppe Conte, qui a assuré qu'une stabilisation militaire de la Libye ne serait qu'"apparente".
Alors que son rival le maréchal Khalifa Haftar a appelé ses troupes à redoubler d'efforts pour conquérir Tripoli, M. Sarraj doit encore rencontrer la chancelière allemande, Angela Merkel, mardi soir à Berlin et le président français, Emmanuel Macron, mercredi matin à Paris.
"Il n'y a pas de perspective militaire qui pourrait garantir la stabilisation du pays. La perspective militaire, dans tous les cas, se ferait au prix de vies humaines, de crises humanitaires et la stabilisation ne serait qu'apparente", a martelé M. Conte en marge d'un autre engagement à la mi-journée.
Rien n'a filtré cependant de son entretien en début de matinée avec M. Sarraj qui a duré près d'1h30 selon les médias italiens. M. Conte a seulement eu un lapsus en déclarant avoir parlé "avec le président Haftar" avant de se reprendre : "J'ai parlé avec le président Sarraj. J'ai confiance de pouvoir rencontrer bientôt directement le général Haftar, nous sommes en train de chercher comment et quand".
La Libye, en proie à l'instabilité depuis la chute de Mouammar Kadhafi en 2011, a de nouveau basculé dans une spirale de violences quand le maréchal Haftar, l'homme fort de l'est du pays, a lancé une offensive militaire sur Tripoli, siège du GNA, le 4 avril. Après une progression rapide, ses troupes de l'autoproclamée Armée nationale libyenne (ANL) piétinent depuis un mois aux portes de Tripoli, barrées par les forces loyales au GNA, dont des groupes armés de la ville de Misrata.
Alors que son rival le maréchal Khalifa Haftar a appelé ses troupes à redoubler d'efforts pour conquérir Tripoli, M. Sarraj doit encore rencontrer la chancelière allemande, Angela Merkel, mardi soir à Berlin et le président français, Emmanuel Macron, mercredi matin à Paris."Il n'y a pas de perspective militaire qui pourrait garantir la stabilisation du pays. La perspective militaire, dans tous les cas, se ferait au prix de vies humaines, de crises humanitaires et la stabilisation ne serait qu'apparente", a martelé M. Conte en marge d'un autre...


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