Le premier juge d'instruction militaire Fadi Siwan a publié vendredi un acte d'accusation à l'encontre de quatre personnes, dont le garde du corps de la procureure générale du Mont-Liban, Ghada Aoun, et un employé du Parquet général, pour corruption et perception de pots-de vin.
Les deux prévenus précités ainsi que deux civils sont accusés d'avoir perçu ou offert des cadeaux et de l'argent afin d'influencer certaines décisions judiciaires.
Selon le dernier rapport annuel de l'ONG Transparency International (TI), basée à Berlin, le Liban occupe le 138e rang sur 180 pays au classement 2018 de l’indice de perception de la corruption. Dans ce contexte, une vaste campagne de lutte contre la corruption au sein des administrations, notamment militaires et judiciaires, a été lancée dans le pays depuis plusieurs mois.
Par ailleurs, le juge Fadi Siwan a publié un deuxième acte d'accusation à l'encontre de quatre autres personnes, deux Libanais et deux Syriens, pour association de malfaiteurs, agressions contre l'armée libanaise dans la localité de Hammoudiyé dans la Békaa, et tentative de meurtre de militaires. Des accrochages avaient eu lieu lors d'une descente de l'armée fin juillet à Brital, contre le réseau de narcotrafic mené par Ali Zeid Ismaïl, surnommé l'Escobar local. Huit personnes, dont le baron de la drogue, avaient été tuées lors de l'opération.

