Le ministère français de l'Enseignement supérieur a annoncé vendredi que 2.000 étudiants réfugiés, actuellement exclus des bourses universitaires, en bénéficieront à la rentrée prochaine pour mettre fin à "une situation absurde".
La mesure, dont le coût est estimé à environ 8 millions d'euros, vise les étudiants inscrits dans les formations "DU (diplôme d'université) passerelle - Etudiants en exil", destinées à favoriser l'intégration des étudiants réfugiés et bénéficiaires de la protection subsidiaire, statut moins protecteur que celui de réfugié, indique le ministère dans un communiqué. Ces étudiants pourront également faire une demande de logement universitaire, selon la même source.
"L'un des enjeux majeurs des étudiants en exil est de pouvoir commencer ou reprendre des études dans des conditions décentes, avec une véritable perspective d'insertion professionnelle et sociale", a déclaré la ministre de l'Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, citée dans un communiqué. "En ouvrant l'accès à l'ensemble des dispositifs d'aide qu'offre l'Etat, nous augmentons les chances de succès" de ces étudiants, a-t-elle ajouté.
Environ 1.500 étudiants étrangers, souvent non francophones et qui ont dû fuir des pays ravagés par la guerre ou les conflits, sont actuellement inscrits à ce diplôme, recevant notamment des cours de langues, selon le ministère.
Or, paradoxalement, ce DU ne fait actuellement "pas partie (...) des formations éligibles" à des aides comme les bourses sur critères sociaux, explique le communiqué du ministère, ajoutant qu'à la rentrée prochaine, environ 2.000 étudiants pourraient bénéficier de ces bourses universitaires.
"En prenant cette mesure, (Mme Vidal) souhaite mettre fin à une situation absurde", indique son ministère.
Le nombre d'universités dispensant cette formation doit passer de treize actuellement à trente à la rentrée 2019, selon la même source.


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