Manifestation à Alger, le 5 avril 2019. AFP / RYAD KRAMDI
Les manifestants qui réclament "la fin du système" et une refonte du paysage politique sont redescendus par milliers dans les rues d'Alger pour le septième vendredi consécutif, trois jours après la démission du président Abdelaziz Bouteflika.
"Nous voulons éradiquer les symboles du système", a déclaré l'un d'eux, Ahmed Badili, un enseignant. "Il faut vraiment un changement radical, pas des solutions provisoires", a renchéri Noureddine Dimi, un employé de banque de 52 ans.
Nouvelle conséquence des bouleversements actuels, Athmane Tartag, le chef des services de renseignement, a été relevé de ses fonctions, a rapporté dans la matinée la chaîne de télévision privée Ennahar.
Général à la retraite, Athmane Tartag était un proche du président Bouteflika.
La supervision des services de renseignement, qui dépendaient depuis 2016 de la présidence, va être de nouveau confiée au ministère de la Défense, précise Ennahar. On ignore qui va remplacer Athmane Tartag.
Le président algérien Abdelaziz Bouteflika a démissionné de ses fonctions mardi, sous la pression de la rue, après avoir passé vingt ans à la tête du pays.
Le président de la chambre haute du parlement, Abdelkader Bensalah, assure l'intérim de la présidence de l'Etat pendant une durée de 90 jours, jusqu'à la tenue d'élections.
Agé de 82 ans, de santé fragile depuis un AVC en 2013, Abdelaziz Bouteflika avait renoncé en mars à briguer un cinquième mandat et avait annoncé le report sine die de l'élection présidentielle normalement prévue le 18 avril.
La semaine dernière, le chef d'état-major des forces armées et vice-ministre de la Défense, le général Ahmed Gaïd Salah, avait demandé que le président Bouteflika soit sans attendre déclaré inapte à diriger le pays.


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