Le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu (à droite sur la photo), et son homologue turc Sergueï Lavrov, à Antalya, en Turquie, le 29 mars 2019. Fatih Aktas/Turkish Foreign Ministry/Handout via REUTERS
La Turquie a qualifié vendredi de "contraires au droit international" les pressions américaines visant à la dissuader d'acquérir le système de défense russe S-400, ajoutant qu'elle respecterait l'accord conclu avec Moscou à ce sujet.
"Nous avons signé un accord avec la Russie, cet accord est valable. Nous sommes maintenant en train de discuter de la livraison", a déclaré le chef de la diplomatie turque Mevlüt Cavusoglu lors d'une conférence de presse avec son homologue russe Sergueï Lavrov à Antalya (sud). "Qu'un pays tiers s'y oppose (...), c'est contraire au droit international", a poursuivi M. Cavusoglu. "Il faut que tout le monde comprenne que la mentalité du +Je veux ceci, je veux que cela se passe ainsi+ n'a plus cours aujourd'hui", a-t-il dit.
La commande par la Turquie du dispositif de défense anti-missiles et anti-aérienne russe S-400 - dont la livraison devrait commencer cet été - empoisonne depuis plusieurs mois les relations entre Ankara et Washington, deux alliés au sein de l'OTAN.
Les Etats-Unis affirment que les S-400 ne sont pas compatibles avec les équipements de l'OTAN et craignent que ce système russe ultrasophistiqué ne perce les secrets technologiques de l'avion militaire américain dernier cri F-35, qu'Ankara souhaite également acheter.
Washington a accru la pression ces dernières semaines : jeudi, des sénateurs républicains et démocrates ont déposé un projet de loi pour bloquer le transfert des F-35 à Ankara tant que le gouvernement américain n'aurait pas certifié que la Turquie n'obtiendrait pas les S-400.
"Il est préoccupant que la Turquie cherche à coopérer étroitement dans le domaine de la défense avec la Russie, dont le dirigeant autoritaire cherche constamment à saper les intérêts de l'Otan et des Etats-Unis", a déclaré le Républicain James Lankford, co-signataire du texte.
"La Turquie est l'un des partenaires du programme des F-35, certains composants sont fabriqués en Turquie. La Turquie a honoré ses obligations à ce jour", a déclaré M. Cavusoglu vendredi, appelant une nouvelle fois à respecter "le droit".
La Turquie envisage d'acheter cent avions de ce type et des pilotes turcs ont déjà commencé à s'entraîner avec leurs homologues aux Etats-Unis. Ankara a investi environ un milliard de dollars dans ce programme et toute décision américaine empêchant l'arrivée des avions de chasse serait une violation de contrat.
"Nous avons signé un accord avec la Russie, cet accord est valable. Nous sommes maintenant en train de discuter de la livraison", a déclaré le chef de la diplomatie turque Mevlüt Cavusoglu lors d'une conférence de presse avec son homologue russe Sergueï Lavrov à Antalya (sud). "Qu'un pays tiers s'y oppose (...), c'est contraire au droit international", a poursuivi M. Cavusoglu. "Il faut que tout le monde comprenne que la mentalité du +Je veux ceci, je veux que cela se passe ainsi+ n'a plus cours aujourd'hui", a-t-il dit.La commande par la Turquie du dispositif de défense anti-missiles et...

