Poignée de main entre le Premier ministre tchèque, Andrej Babiš, et le chef de la diplomatie libanaise, Gebran Bassil, le 27 mars 2019 à Prague. Photo Twitter/@Gebran_Bassil
Le ministre libanais des Affaires étrangères, Gebran Bassil, a été reçu mercredi à Prague par le Premier ministre tchèque, Andrej Babiš, ainsi que son homologue tchèque, Tomáš Petříček, avec lesquels il a évoqué la question des réfugiés syriens présents au Liban, ainsi que les échanges commerciaux entre les deux pays.
"Nous avons évoqué la question des migrations, et nous saluons le rôle du Liban qui fait face à la crise des réfugiés syriens en accueillant 1,5 millions d'entre eux", a déclaré le chef de la diplomatie tchèque. "Nous sommes d'accord avec le gouvernement libanais sur le fait qu'une solution politique à la crise syrienne doit être obtenue pour permettre le retour des Syriens dans leurs villages pour reconstruire leur pays", a-t-il ajouté.
La question du retour des réfugiés divise la classe politique libanaise entre ceux qui réclament un retour immédiat des réfugiés, estimant que les conditions d'un tel retour sont réunies, alors que d'autres, hostiles au régime du président syrien Bachar el-Assad, s'alignent sur la position de la communauté internationale qui estime qu'un tel retour est actuellement prématuré et nécessite au préalable une solution politique au conflit.
"L'intérêt national prime sur tout autre intérêt, et dans notre cas, il est dans notre intérêt que les déplacés syriens rentrent chez eux", a pour sa part affirmé Gebran Bassil.
"Nous essayons d'aider le Liban à faire face à cette crise, et nous avons apporté notre soutien au niveau médical et éducatif", a encore fait savoir le chef de la diplomatie tchèque. Il a enfin dit espérer "améliorer nos échanges commerciaux qui atteignent à peu près 70 millions de dollars seulement actuellement".
M. Bassil a également déploré la faiblesse des échanges commerciaux entre les deux pays, et a souligné que ces échanges sont "déséquilibrés, à hauteur d'1/85" en faveur de la République tchèque. "Nous avons proposé plusieurs idées afin de pallier ce déséquilibre", a-t-il fait savoir, énumérant ces propositions qui consistent notamment en une simplification des conditions pour l'obtention de visas, et une instauration de vols commerciaux permanents entre les deux pays, alors qu'ils sont saisonniers pour le moment.


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