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Disparition de l'ex-patron d'Interpol : son épouse demande à Macron d'en parler à Xi Jinping

AFP
24/03/2019

L'épouse de l'ancien président chinois d'Interpol, sans nouvelles de son mari depuis qu'il a été arrêté pour corruption il y a près de six mois, a demandé au président français Emmanuel Macron d'évoquer le sujet avec son homologue chinois Xi Jinping lors de sa visite en France.

Dans un courrier envoyé à l'Elysée daté du 21 mars dont l'AFP a obtenu copie, Grace Meng "demande à savoir où (son mari) se trouve et comment il se porte". "Je demande que M. Meng puisse recevoir la visite de ses avocats et que ceux-ci puissent l'assister", poursuit-elle.

"Tant pour ma famille que pour d'autres qui connaissent les mêmes épreuves, je demande à la France, respectée et écoutée à travers le monde entier pour ses valeurs et son attachement aux droits de l'homme, de porter ce message à l'occasion de ce rendez-vous avec le président Xi Jinping", attendu dimanche en France pour une visite de trois jours, écrit l'épouse de Meng Hongwei.

L'ex-président d'Interpol a disparu fin septembre 2018 en Chine et démissionné de la tête de l'organisation policière par courrier le 7 octobre, après l'annonce par Pékin de son placement sous enquête notamment pour avoir "accepté des pots-de-vin".

C'est le Sud-Coréen Kim Jong-yang qui a succédé à M. Meng en novembre pour un mandat de deux ans à la tête d'Interpol, dont le siège se trouve à Lyon (centre-est de la France).

Selon Mme Meng, son mari "est victime d'une disparition forcée, depuis près de six mois, sans information à sa famille, sans décision judiciaire, sans l'assistance d'un avocat".

En janvier, Mme Meng s'était dite également menacée et avait annoncé demander l'asile politique en France.

Ell a déposé plainte avec constitution de partie civile à Lyon le 26 février des chefs d'association de malfaiteurs en vue de commettre un crime en bande organisée et tentative d'enlèvement en bande organisée dont elle aurait été la cible.

La Commission nationale de supervision chinoise, qui enquête sur le dossier de Hongwei Meng, peut garder des suspects au secret pendant six mois sans prévenir leur famille ni leur donner accès à un avocat. Ce délai expirera bientôt.

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