Le secrétaire américain de la Défense, James Mattis, à la Maison Blanche, le 23 octobre 2018. Photo d'archive REUTERS/Leah Millis
L'ancien ministre de la défense Jim Mattis, qui a démissionné avec fracas en décembre pour protester contre l'attitude du président Donald Trump à l'égard des alliés des Etats-Unis, va rejoindre l'université de Stanford où il avait enseigné avant de prendre la tête du Pentagone.
La Hoover Institution, un centre de recherches spécialisé dans les questions internationales dépendant de Stanford (Californie), "est heureuse d'annoncer le recrutement de Jim Mattis (...) à compter du 1er mai", a indiqué l'université dans un communiqué.
L'ancien général des Marines avait rejoint la Hoover Institution en 2013 après avoir été remercié par l'ancien président Barack Obama pour des divergences de vues sur l'Iran. Il l'avait quittée pour devenir ministre de la Défense en 2017, un poste qu'il a occupé jusqu'à fin 2018 lorsqu'il a démissionné au lendemain de l'annonce par le président américain Donald Trump d'un retrait unilatéral total de Syrie, sans que les alliés de la coalition internationale anti-Etat islamique aient été consultés.
Dans ses nouvelles fonctions, M. Mattis a l'intention d'écrire des ouvrages consacrés à la sécurité nationale et de faire bénéficier les étudiants de son expérience, mais il devrait aussi participer à des conférences en Californie et à l'antenne de la Hoover Institution à Washington, selon le communiqué. "Je pense que nous avons pour obligation de transmettre les leçons que nous avons apprises pour que les générations futures puissent étudier, apprendre et s'enrichir", a indiqué M. Mattis, cité dans le document.
Considérée comme plutôt conservatrice, la Hoover Institution accueille plusieurs anciens responsables américains, notamment l'ancienne secrétaire d'Etat Condoleezza Rice.

