Capture d’écran du lancement d’une fusée japonaise transportant le satellite de fabrication émiratie KhalifaSat en octobre dernier.
Onze pays arabes, dont l'Arabie saoudite, l'Algérie, le Maroc et les Emirats arabes unis, ont lancé mardi un processus d'établissement du premier organisme arabe de coopération pour des programmes spatiaux, ont annoncé les Emirats, actifs dans ce domaine.
"Aujourd'hui, au Congrès mondial de l'espace à Abou Dhabi, nous avons assisté à la signature d'une charte visant à établir le premier organisme arabe de coopération spatiale réunissant 11 Etats arabes", a annoncé le souverain de Dubaï, cheikh Mohammed ben Rached Al-Maktoum, dans des déclarations relayées par son service de presse.
Le premier projet est "un satellite sur lequel les scientifiques arabes travailleront à partir d'ici aux Emirats", a-t-il dit.
Ce satellite sera surnommé "813", l'année ayant marqué le début du rayonnement de la "Maison de la sagesse" à Bagdad, qui accueillait des savants venus de partout pour apprendre et échanger.
Cheikh Mohammed, vice-président et Premier ministre de la fédération des Emirats, a multiplié les déclarations ces dernières années pour affirmer les ambitions spatiales de son pays.
La fédération veut devenir le premier pays arabe à mettre une sonde sans pilote en orbite autour de la planète Mars d'ici 2021.
En février, elle a annoncé que le premier astronaute émirati s'envolerait le 25 septembre pour une mission à la Station spatiale internationale.
Le prince saoudien Sultan ben Salmane avait participé en 1985 à une mission de la navette américaine. Deux ans plus tard, le Syrien Mohammad Farès avait passé une semaine à bord de la station spatiale Mir de l'ex-Union soviétique.


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