Rechercher
Rechercher

Dernières Infos - Liban

Joumblatt : Les réfugiés ne peuvent pas rentrer en raison du refus du régime syrien

Le leader druze libanais Walid Joumblatt. Photo d'archives REUTERS/Philippe Wojazer

Le leader druze libanais Walid Joumblatt a déclaré lundi que les réfugiés syriens présents au Liban ne pouvaient pas rentrer chez eux car "le régime syrien refuse ce retour", alors que la question d'une éventuelle coopération avec Damas pour organiser un tel retour divise la classe politique libanaise. 

"Les réfugiés ont peur de rentrer", a affirmé le chef du Parti socialiste progressiste en marge d'une conférence organisée par sa formation politique, sous le thème "Le Liban et les déplacés de Syrie : droits, inquiétudes et diplomatie du retour". Et Walid Joumblatt de s'interroger : "Qui pourra assurer aux réfugiés un retour en toute sécurité et garantir qu'ils ne rentrent pas pour se faire torturer et tuer?"
"Le retour des réfugiés ne pourra pas être mis en œuvre tant que le régime syrien le refuse", a  ajouté M. Joumblatt. Il a souligné être en faveur de l'initiative russe pour le retour, annoncée après une réunion l'été dernier entre Donald Trump et Vladimir Poutine, indiquant toutefois que cette initiative "doit apporter des garanties" en ce qui concerne la sécurité des réfugiés. 

De son côté, le ministre des Affaires sociales, Richard Kouyoumjian (Forces libanaises), a souligné que "les conditions au retour ont été posées en Syrie, pas au Liban". 

La représentante au Liban du Haut-Commissariat aux réfugiés de l'ONU, Mireille Girard, a, elle, souligné que "plus des deux-tiers des réfugiés syriens vivent sous le seuil de la pauvreté", au Liban, et qu'environ le tiers des enfants âgés entre 6 et 14 ans ne sont pas scolarisés. Elle a ajouté  que les contributions promises par la communauté internationale lors de la conférence de Bruxelles, organisée la semaine dernière, "confirme que nous ne laissons pas tomber les pays hôtes". 

Les engagements pris par la communauté internationale au cours de la conférence des donateurs organisée à Bruxelles en faveur de la Syrie, "Soutien à l’avenir de la Syrie et de la région", représentent au total sept milliards de dollars, a annoncé la Commission européenne. Beyrouth réclame 2,6 milliards de dollars pour faire face à la crise des réfugiés mais on ignore jusqu'à présent le montant de l’enveloppe qui sera alloué au pays du Cèdre..

 Le Liban accueille, selon les chiffres du Haut-Commissariat aux réfugiés de l'ONU, un peu plus de 970.000 réfugiés syriens, officiellement inscrits sur les registres onusiens. Alors que le retour de ces réfugiés en Syrie fait désormais partie du discours de toutes les formations politiques, ces dernières s'écharpent sur la nécessité de coopérer ou pas avec le régime de Bachar el-Assad pour assurer ce retour. La communauté internationale, elle, appelle à un règlement politique du conflit avant d'assurer le retour des réfugiés.


  
 
  

Le leader druze libanais Walid Joumblatt a déclaré lundi que les réfugiés syriens présents au Liban ne pouvaient pas rentrer chez eux car "le régime syrien refuse ce retour", alors que la question d'une éventuelle coopération avec Damas pour organiser un tel retour divise la classe politique libanaise. "Les réfugiés ont peur de rentrer", a affirmé le chef du Parti socialiste progressiste en marge d'une conférence organisée par sa formation politique, sous le thème "Le Liban et les déplacés de Syrie : droits, inquiétudes et diplomatie du retour". Et Walid Joumblatt de s'interroger : "Qui pourra assurer aux réfugiés un retour en toute sécurité et garantir qu'ils ne rentrent pas pour se faire torturer et tuer?" "Le retour des réfugiés ne pourra pas être mis en œuvre tant que le régime syrien le refuse",...