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La Chine a refusé mercredi d'apparaître comme la rivale de l'Union européenne, au lendemain de la présentation par Bruxelles d'un plan visant à "rééquilibrer" les relations avec Pékin, notamment en matière d'investissements et de sécurité dans les télécoms.
La Commission européenne a proposé mardi des mesures visant à pousser Pékin à accepter une réforme des règles de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), notamment en matière de subventions et de transferts forcés de technologie.
Bruxelles souhaite parvenir à des relations plus équilibrées avec la Chine et l'inciter à respecter les engagements communs déjà existants, non seulement en matière économique mais aussi de lutte contre le réchauffement climatique.
Les dirigeants européens seront invités à signer ce plan en 10 points lors d'une réunion la semaine prochaine à Bruxelles, au moment où les Etats-Unis exhortent leurs alliés à rejeter les produits de l'entreprise chinoise Huawei dans leurs projets d'infrastructures de communications, en particulier les réseaux 5G, arguant qu'ils pourraient servir à des fins d'espionnage.
La valeur des échanges commerciaux entre l'UE et la Chine représente plus d'un milliard d'euros par jour, mais le vice-président de la Commission européenne Jyrki Katainen a déclaré mardi que l'UE avait besoin de relations économiques "plus équilibrées" et de "plus de réciprocité".
De hauts responsables européens ont plaidé pour des mesures immédiates afin de protéger les valeurs et les normes de l'UE face à la Chine, principal partenaire commercial de l'Union, considérée comme un "rival".
En réaction, Pékin a invité mercredi l'Union européenne à adopter "une attitude objective, juste et rationnelle" à son égard, appelant à ne pas transformer "concurrence en rivalité".
"Nous espérons que l'UE adoptera une attitude objective, juste et rationnelle à l'égard du développement de la Chine et de son nouveau cycle de réformes et d'ouverture", a exhorté devant la presse le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Lu Kang.
L'Union européenne est préoccupée par le manque d'ouverture du marché chinois aux entreprises étrangères et par les subventions accordées aux entreprises publiques, qui faussent la concurrence.

