Une foule portant à bout de bras le cercueil de Mudasir Khan, l'un des "principaux conspirateurs" à l'origine d'une attaque suicide mi-février dans laquelle au moins 40 paramilitaires indiens ont été tués au Cachemire indien et tué lors d'une échange de tirs avec les forces de sécurité indiennes, lors de ses funérailles dans le village de Midoora, dans la région de Pulwama, dans le sud du Cachemire, le 11 mars 2019. Photo REUTERS/Danish Ismail
La police indienne a annoncé lundi la mort dans un échange de tirs avec les forces gouvernementales de l'un des "principaux conspirateurs" à l'origine d'une attaque suicide mi-février dans laquelle au moins 40 paramilitaires indiens avaient été tués au Cachemire indien.
Mudasir Ahmed Khan, tué dimanche, était selon les autorités l'un des commandants en chef du groupe islamiste Jaish-e-Mohammad (JeM) basé au Pakistan et qui avait revendiqué l'attaque du 14 février. Cette attaque, la plus meurtrière depuis le début en 1989 de l'insurrection séparatiste contre New Delhi dans cette région poudrière, avait provoqué en représailles une frappe indienne contre ce que New Delhi a présenté comme un camp d'entraînement du JeM sur le sol pakistanais. Des combats aériens indo-pakistanais avaient suivi, avec la capture par le Pakistan d'un pilote indien libéré au bout de deux jours.
La police du Cachemire indien a déclaré lundi qu'une enquête avait révélé que Mudasir était l'un des "principaux conspirateurs" responsables de l'attaque du 14 février. Il a été tué à Tral, ville du district de Pulwama dans lequel s'était produite l'attaque meurtrière. Un autre homme armé tué à ses côtés était originaire du Pakistan, selon la police.
Le général Kanwal Jeet Singh Dhillon, qui commande l'armée au Cachemire indien, a déclaré lundi que 14 militants présumés du JeM, dont six responsables, avaient été éliminés dans une opération menée après l'attaque.
La police avait annoncé la mort le 18 février du cerveau de l'attaque, ainsi que de deux autres membres du JeM, dans un échange de tirs au Cachemire.
Depuis leur indépendance en 1947, l'Inde et le Pakistan se disputent le Cachemire, zone montagneuse à majorité musulmane déjà à l'origine de deux guerres. L'Inde compte environ 500.000 militaires déployés de son côté de la ligne de démarcation pour faire face à l'insurrection séparatiste qui a déjà fait plusieurs dizaines de milliers de morts, en majorité des civils. La vallée de Srinagar connaît une flambée de violences meurtrières depuis l'été 2016. L'Inde reproche au Pakistan de soutenir en sous-main des infiltrations d'insurgés et la rébellion armée au Cachemire.
Mudasir Ahmed Khan, tué dimanche, était selon les autorités l'un des commandants en chef du groupe islamiste Jaish-e-Mohammad (JeM) basé au Pakistan et qui avait revendiqué l'attaque du 14 février. Cette attaque, la plus meurtrière depuis le début en 1989 de l'insurrection séparatiste contre New Delhi dans cette région poudrière, avait provoqué en représailles une frappe indienne contre ce que New Delhi a présenté comme un camp d'entraînement du JeM sur le sol pakistanais. Des combats aériens indo-pakistanais avaient suivi, avec la capture par le...

