Le groupe automobile américain Ford versera les 20 millions d'euros demandés par le gouvernement français pour la réindustrialisation du site de Blanquefort (sud-ouest) après la fermeture de l'usine par le constructeur. AFP / GEORGES GOBET
Le groupe automobile américain Ford versera les 20 millions d'euros demandés par le gouvernement français pour la réindustrialisation du site de Blanquefort (sud-ouest) après la fermeture de l'usine par le constructeur, a annoncé mardi le ministre français de l'Economie Bruno Le Maire.
"J'ai dit que Ford paierait. Je peux vous annoncer ce (mardi) matin que Ford paiera", a déclaré M. Le Maire lors d'un point presse près de Lyon (est de la France).
"Ford paiera et les engagements financiers qui sont pris par Ford sont importants: 20 millions d'euros pour la réindustrialisation, 165 millions d'euros de plan social", ainsi que "la dépollution du site", a-t-il ajouté.
"Tous ces engagements feront l'objet d'une lettre d'intention que je signerai dans les prochains jours avec la direction de Ford", a ajouté le ministre. "Cela permet de voir l'avenir du site de Blanquefort avec confiance, se disant qu'il y a des projets qui peuvent se construire sur la base de ces engagements pris par Ford". Le plan social est "généreux" et "protecteur des salariés", a estimé le ministre.
Ford avait confirmé le 25 février son refus d'une dernière offre de reprise de l'usine de Blanquefort par Punch Powerglide, une offre pour laquelle le gouvernement français s'était fortement impliqué. Le président français Emmanuel Macron avait condamné le "cynisme" de Ford après cette décision.
Ford France avait annoncé dans la nuit de lundi à mardi l'homologation du plan social par les autorités administratives françaises pour fermer son usine de Blanquefort.
M. Le Maire a souligné que Ford s'était engagé sur une enveloppe de 20 millions d'euros pour la réindustrialisation de site alors "que l'obligation légale était de 3 millions d'euros".
L'accord prévoit que le groupe de travail qui a été constitué avec les syndicats et les collectivités notamment pourra décider de conserver l'outil industriel, dont la valeur serait alors déduite des 20 millions d'euros.
"Il est utile que l'Etat se batte sur chaque dossier, sur chaque usine", a affirmé M. Le Maire, assurant les salariés de l'industrie de la "détermination totale" du gouvernement français.

