L'archevêque ukrainien Kliment, responsable en Crimée de la nouvelle Eglise ukrainienne indépendante de la tutelle religieuse de Moscou, lors d'une interview avec l'AFP, le 3 mars 2019. AFP / STR
Le responsable en Crimée de la nouvelle Eglise ukrainienne indépendante de la tutelle religieuse de Moscou a affirmé dimanche avoir été arrêté par la police dans cette péninsule annexée en 2014 par la Russie.
L'archevêque Kliment a indiqué par téléphone à l'AFP avoir été interpellé alors qu'il se trouvait à un arrêt de bus à Simféropol, la captitale administrative de la Crimée. Il a affirmé que la police refuse de lui dire pourquoi il a été arrêté.
Selon l'Eglise orthodoxe ukrainienne à Kiev, Kliment devait se rendre en Russie pour assister au procès d'un Ukrainien accusé de "terrorisme".
Prise entre les feux des lois russe et ukrainienne, la branche en Crimée de la nouvelle Eglise orthodoxe ukrainienne pourrait se voir forcée de quitter début mars ses locaux dans la péninsule, situés dans une cathédrale de Simféropol.
Les autorités locales exigent de cette branche qu'elle s'enregistre officiellement en Russie, ce qu'elle refuse de faire puisque Kiev ne reconnaît pas l'annexion de la Crimée et les nouvelles autorités arrivées au pouvoir en 2014.
Sur fond de crise sans précédent avec la Russie depuis 2014, l'Ukraine s'est dotée en décembre d'une Eglise orthodoxe indépendante de la tutelle religieuse de son voisin. Celle-ci réunit le Patriarcat de Kiev, autoproclamé en 1992, et la minuscule Église dite autocéphale.
La branche ukrainienne du Patriarcat de Moscou a refusé de s'associer à cette nouvelle Eglise et accusé de pressions les autorités de Kiev, qui la perçoivent comme une menace.
L'archevêque Kliment a indiqué par téléphone à l'AFP avoir été interpellé alors qu'il se trouvait à un arrêt de bus à Simféropol, la captitale administrative de la Crimée. Il a affirmé que la police refuse de lui dire pourquoi il a été arrêté.Selon l'Eglise orthodoxe ukrainienne à Kiev, Kliment devait se rendre en Russie pour assister au procès d'un Ukrainien accusé de "terrorisme".
Prise entre les feux des lois russe et ukrainienne, la branche en Crimée de la nouvelle Eglise orthodoxe ukrainienne pourrait se voir forcée de quitter début mars ses locaux dans la péninsule, situés dans une...

