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Liban : un nouveau groupe de réfugiés syriens rentre chez lui

Des bus affrêtés par le régime de Bachar el-Assad s'apprêtent à évacuer des réfugiés syriens au Liban, le 28 février 2019. Photo ANI

Des dizaines de familles de réfugiés syriens installées au Liban après avoir fui le conflit qui ravage leur pays depuis 2011 sont rentrées chez elles jeudi, dans le cadre des opérations de rapatriement organisées par la SG, en coopération avec les autorités syriennes, rapporte l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).

Les réfugiés "qui ont exprimé le souhait de rentrer chez eux", se sont rassemblés au niveau du passage frontalier de Abboudiyé, au Liban-Nord, afin de passer en Syrie, en vertu d'un plan établi par la Sûreté générale libanaise, en présence de représentants du HCR, selon l'ANI.

Des bus affrétés par l'Etat syrien sont entrés en territoire libanais via le passage de Abboudiyé afin de transférer femmes, enfants et hommes, jeunes et moins jeunes, après des vérifications menées par la SG, en vertu de listes nominatives soumises par les autorités libanaises au régime syrien qui approuve les noms.

A Nabatiyé au Liban-Sud, environ 50 réfugiés syriens ont été transférés à bord de quatre bus qui se sont dirigés vers 11h vers le poste frontalier de Masnaa, sous l'escorte des forces de l'ordre libanaises.
Des dizaines d'autres réfugiés sont rentrés chez eux à travers le passage frontalier de Qaa. Une première, en raison des intempéries qui ont empêché le convoi d'emprunter le passage de Zamarani.


Il s'agit de la deuxième opération de "retour volontaire" organisée depuis début 2019. Plusieurs milliers de réfugiés syriens sont rentrés chez eux dans le cadre des ces opérations.
Celles-ci se poursuivent malgré des interrogations sur la sécurité de ces réfugiés qui rentrent chez eux. L'ex-ministre d’État pour les Affaires des réfugiés, Mouïne Merhebi, avait affirmé début novembre que de nombreux réfugiés sont soumis à des exactions lors de leur retour en Syrie, certains étant tués et d'autres emmenés de force pour accomplir leur service militaire, mais le président Michel Aoun avait assuré ne pas être au courant de telles informations. La directrice de Human Rights Watch au Liban, Lama Faqih, avait de son côté accusé les forces de sécurité libanaises d'exercer des pressions sur les réfugiés afin de les pousser à rentrer dans leur pays, ce qu'avait démenti la SG.

Le Liban accueille, selon les chiffres du Haut-Commissariat aux réfugiés de l'ONU, un peu plus de 970.000 réfugiés syriens, officiellement inscrits sur les registres de l'ONU. Le retour de ces réfugiés est prôné par certains dirigeants libanais, notamment le chef de l’État Michel Aoun et le chef de la diplomatie Gebran Bassil, qui estiment que le régime ayant repris la majorité du territoire aux rebelles et aux jihadistes, la situation est désormais "sûre" en Syrie. D'autres responsables adoptent le point de vue de la communauté internationale et appellent à un règlement politique du conflit syrien avant d'assurer le retour des réfugiés.

La déclaration ministérielle du gouvernement de Saad Hariri a proclamé son appui à un retour "sûr" des réfugiés, et soutenu l'initiative russe, annoncée en juillet, pour un retour massif des réfugiés syriens au Liban et en Jordanie, sans attendre une solution politique dans leur pays. Mais le président Michel Aoun avait indiqué que l'application de cette initiative était au point mort "pour des raisons financières".

Des dizaines de familles de réfugiés syriens installées au Liban après avoir fui le conflit qui ravage leur pays depuis 2011 sont rentrées chez elles jeudi, dans le cadre des opérations de rapatriement organisées par la SG, en coopération avec les autorités syriennes, rapporte l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).Les réfugiés "qui ont exprimé le souhait de rentrer chez eux", se sont rassemblés au niveau du passage frontalier de Abboudiyé, au Liban-Nord, afin de passer en Syrie, en vertu d'un plan établi par la Sûreté générale libanaise, en présence de représentants du HCR, selon l'ANI.Des bus affrétés par l'Etat syrien sont entrés en territoire libanais via le passage de Abboudiyé afin de transférer femmes, enfants et hommes, jeunes et moins jeunes, après des vérifications menées par la SG, en...