Le navire-centrale Fatmagül Sultan, à Zouk. Photo P. H. B.
Les deux navires-centrales Orhan Bey et Fatmagül Sultan ont redémarré mercredi matin après la livraison du carburant nécessaire à leur fonctionnement, ce qui permettra à Electricité du Liban de diminuer le rationnement de la production de courant, plus sévère depuis fin janvier en raison du retard dans le processus du déblocage des fonds pour payer le carburant.
Les deux navires-centrales, opérés par la société turque Karadeniz pour le compte de l’État libanais et qui produisent 400 mégawatts, tourneront à plein régime dans l'après-midi.
Lundi, EDL avait annoncé que le carburant payé avec l’avance du Trésor de 400 milliards de livres libanaises (265,3 millions de dollars) approuvée la semaine dernière avait commencé à être livré dimanche. En conséquence, la production de courant dans l’ensemble des centrales concernées doit retrouver son niveau habituel d’ici à la fin de la semaine. Ce montant doit assurer les besoins des centrales gérées par l’établissement public "jusqu’à mi-mars", avant que le nouveau gouvernement, formé fin janvier après plus de huit mois de paralysie, "ne trouve une solution définitive".
Une partie des 400 milliards de livres a été débloquée vendredi par le ministre des Finances pour payer le "fuel oil" destiné aux centrales de Jiyé (Chouf) et Zouk (Kesrouan), ainsi qu’aux navires-centrales. Les crédits restants, devant régler les livraisons de « gas oil » commandées par EDL pour alimenter les centrales de Deir Ammar (Liban-Nord) et Zahrani (Liban-Sud), ont été débloqués lundi.
Le carburant est acheminé par cinq navires affrétés par la Kuwait Petroleum Company (KPC) et l’algérien Sonatrach stationnés au large des côtes libanaises depuis plusieurs semaines. Pour rappel, les capacités d’EDL sont insuffisantes, même en temps normal, pour alimenter l’ensemble des foyers libanais à plein temps.


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