Le président du Parlement libanais, Nabih Berry. Photo d'archives ANI
Le président du Parlement libanais et chef du mouvement chiite Amal, Nabih Berry, a salué vendredi le discours tenu la veille par le Premier ministre Saad Hariri à l'occasion des 14e commémorations de l'assassinat de son père, l'ex-Premier ministre Rafic Hariri, estimant que les propos du chef du gouvernement sont "équilibrés".
Dans un entretien accordé au site web d'al-Moustaqbal, l'organe de presse du Courant du Futur de Saad Hariri, relancé à l'occasion du 14 février, Nabih Berry a estimé que le discours du chef du gouvernement est "équilibré et bon et prend en considération les propos des députés lors des séances de débat autour du vote de confiance au gouvernement".
"J'ai été ravi d'entendre M. Hariri dire qu'il comptait convoquer le gouvernement à deux, voire trois conseil des ministres par semaine parfois", a fait savoir Nabih Berry. "Aujourd'hui, ou demain au plus tard, nous accorderons la confiance au gouvernement, et nous espérons que les propos que nous avons entendus seront mis en application," a ajouté M. Berry.
Il a fait savoir que le Parlement est "déterminé à tenir des séances législatives et de contrôle mensuelles et périodiques".
"A mon avis, l'application des lois est la seule garantie pour lutter contre la corruption, surtout au moment où 39 lois attendent encore dans les tiroirs du Parlement. Appliquer ces lois permettrait d'éradiquer la corruption à hauteur de 90%, si ce n'est complètement", a estimé le chef du Législatif.
Saad Hariri, a appelé jeudi les responsables à mettre un terme à leurs "chamailleries politiques", soulignant que "la balle est désormais dans le camp du Liban" en ce qui concerne la mise en application de réformes structurelles et l'obtention des subventions promises par la communauté internationale.
Rafic Hariri, Premier ministre jusqu'à sa démission en octobre 2004, a été tué le 14 février 2005 lorsqu'un kamikaze a fait exploser une camionnette bourrée d'explosifs au passage de son convoi blindé sur le front de mer de Beyrouth. L'attaque avait coûté la vie à 21 autres personnes et avait fait quelque 226 blessés.
Le Tribunal spécial pour le Liban doit se prononcer sur le rôle de quatre hommes, tous membres du Hezbollah, soupçonnés d'être à l'origine de l'assassinat de Rafic Hariri. Il s'agit de Salim Ayache, 50 ans, accusé d'avoir été à la tête de l'équipe ayant mené l'attaque, deux autres complices présumés, Hussein Oneïssi, 44 ans, et Assad Sabra, 41 ans, qui sont notamment poursuivis pour avoir enregistré une fausse cassette vidéo qui revendiquait le crime au nom d'un groupe fictif et le dernier accusé, Hassan Habib Merhi, 52 ans, qui fait également face à plusieurs chefs d'accusation, tels que complicité de perpétration d'un acte de terrorisme et complot en vue de commettre cet acte. Moustapha Badreddine, le principal accusé décrit comme le "cerveau" de l'attentat par les enquêteurs, a été tué depuis.


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