La Russie, soutien du président vénézuélien Nicolas Maduro, a regretté jeudi de ne pas avoir été invitée à la réunion internationale organisée à Montevideo pour tenter de trouver une issue à la crise au Venezuela.
"Nous espérions que la Russie pourrait participer au travail qui aura lieu aujourd'hui à Montevideo, au moins en tant que pays observateur, mais on nous a dit qu'un tel format n'était prévu pour personne", a déclaré un vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Riabkov, à l'agence de presse publique RIA Novosti.
"Nous espérons fort et nous aimerions croire que la rencontre à Montevideo se soldera d'une importante contribution politique, intellectuelle et créative dans le règlement réel des problèmes au Venezuela", a-t-il indiqué.
M. Riabkov a toutefois exprimé la "préoccupation" de la Russie face aux informations selon lesquelles "moins d'attention que prévu sera accordée, lors de cet évènement, au sujet du dialogue et à celui du règlement intervénézuélien". Il a également mis en garde contre des tentatives de "pressions sur les autorités légitimes à Caracas" qui feraient, selon lui, de cette réunion internationale "encore une chance ratée" de trouver une issue à la crise vénézuélienne.
L'Union européenne (UE), huit pays européens et cinq d'Amérique latine se réunissent jeudi dans la capitale uruguayenne avec l'objectif de "contribuer à créer les conditions afin qu'émerge un processus politique et pacifique" à la grave crise qui secoue le pays sud-américain, selon une source diplomatique européenne.
Cette initiative, à l'origine lancée par le Mexique et l'Uruguay comme une conférence des "pays neutres" sur le Venezuela, s'est transformée en une réunion du Groupe de contact international lancé par l'Union européenne fin janvier à Bucarest et rejoint par trois autres pays d'Amérique latine (Costa Rica, Bolivie, Equateur).
Juan Guaido, le président social-démocrate de l'Assemblée nationale contrôlée par l'opposition, s'est autoproclamé président par intérim le 23 janvier en invoquant la Constitution. Il a été reconnu par une vingtaine de pays de l'UE, les Etats-Unis, le Canada et une douzaine de capitales latino-américaines.
Pour sa part, Nicolas Maduro, soutenu notamment par la Russie, la Chine, Cuba, la Corée du Nord et la Turquie, a rejeté l'ultimatum de l'UE d'organiser une élection présidentielle anticipée et accuse les Etats-Unis d'orchestrer un coup d'Etat.


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