Un système de missiles de défense Iron Dome en Israël. Photo d'archives AFP
Selon le porte-parole de l'armée, le colonel Patrick Seiber, cet accord répond à un "besoin à court terme" de protéger les soldats du "feu indirect" représenté par les roquettes ou les tirs de mortiers. "Aucune décision" n'a pour le moment été prise sur l'endroit où cette technologie sera expérimentée ou déployée, a-t-il précisé. Cet armement utilisé pour "le +Dôme de fer+ sera évalué et expérimenté (...) pour protéger les membres des services de l'armée déployés contre une vaste variété de menaces de feu indirectes et de menaces aériennes", a déclaré M. Seiber dans un communiqué, sans donner d'information concernant le montant de l'accord. Il a précisé que l'armée américaine "propos(ait) de dépenser 1,6 milliard de dollars d'ici 2024 pour assurer une capacité durable" qui pourrait inclure ces batteries antimissiles.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui a aussi été ministre de la Défense, a qualifié l'accord de preuve supplémentaire en faveur de l'alliance entre Israël et les Etats-Unis. "Israël a un Dôme de fer et une main de fer. Notre système sait comment agir face à n'importe quelle menace", a-t-il déclaré. "Je ne recommanderais pas à nos ennemis de nous mettre à l'épreuve."
Le dispositif de défense anti-aérienne "Dôme de fer" (Iron dome) est déployé par Israël depuis 2011 et a fréquemment été utilisé pour intercepter les roquettes tirées de Gaza et d'ailleurs.
Sur le système actuellement en place, chaque batterie comprend un radar de détection et de pistage, un logiciel de contrôle de tir et trois lanceurs équipés chacun de vingt missiles d'interception.
Destiné à contrer les projectiles de courte et moyenne portée visant des zones habitées, le système "Dôme de fer" permet d'abattre en vol des engins d'une portée allant jusqu'à 70 km.
"Iron Dome" est développé par le groupe d'armement public Rafael Defense Systems basé à Haïfa (nord d'Israël) et financé en partie par les Etats-Unis.

