Le commandant en chef de l'armée libanaise, le général Joseph Aoun. Photo ANI
Le commandant en chef de l'armée, le général Joseph Aoun, a affirmé mardi que la troupe "veille à respecter les droits humains et respecte les lois libanaises et décisions internationales en matière de droit international humanitaire", lors d'une cérémonie de lancement du nouveau code de conduite de l'armée.
Ces déclarations interviennent alors que mi-janvier, l'organisation Human Rights Watch avait publié son rapport annuel mondial, dans lequel elle recensait de nombreuses atteintes aux droits de l’homme au Liban, accusant notamment l'armée d'avoir recours à la torture. HRW soulignait avoir "continué à documenter les informations faisant état de cas de torture", assurant que ces actions "sont menées notamment par les forces de sécurité libanaises, y compris les Forces de sécurité intérieure, la Sûreté de l'État et l’armée". Le rapport notait que le Liban a adopté en 2017 une loi anti-torture, mais sans modalités d’application.
"L'armée libanaise respecte les lois publiées par les institutions constitutionnelles libanaises autant que les décisions internationales liées au droit international humanitaire et intègre ces principes dans son code interne", a affirmé le général Aoun. Il a ajouté que la troupe "veille à respecter les droits humains et tient à préserver sa réputation et son professionnalisme, localement et sur la scène internationale".
Il a dans ce cadre souligné que, depuis sa prise de fonctions, il avait à plusieurs reprises demandé l'arrêt de bombardements ou de combats en cas de présence de civils et d'enfants près de groupes armés, rappelant l'évacuation de familles de jihadistes à l'issue de la bataille de "l'aube des jurds", qui avait eu lieu à l'été 2017 entre l'armée et les islamistes du groupe Fateh el-Cham (anciennement al-Nosra). "L'armée respecte les normes internationales régulant les règles de conduite militaire et le traitement de tous les citoyens ou suspects, malgré les défis et les attaques auxquelles nous devons faire face", a-t-il insisté.

