Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a appelé jeudi au "dialogue" au Venezuela pour empêcher une "escalade" qui mènerait au "désastre", en marge du Forum économique mondial de Davos.
"Nous espérons que le dialogue soit possible pour éviter une escalade menant à un conflit qui serait un désastre pour la population du pays et pour la région", a dit M. Guterres lors d'une interview diffusée via Facebook.
L'opposant Juan Guaido, président du parlement, s'est déclaré mercredi "président" par intérim, défiant Nicolas Maduro et créant un climat de très haute tension dans le pays, mais aussi des frictions diplomatiques internationales.
"Des gouvernements souverains ont la possibilité de décider ce qu'ils veulent" quand il s'agit de reconnaître lequel des deux est le président légitime, a dit le chef de l'ONU.
La haut-commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, la Chilienne Michelle Bachelet, s'est déclarée "très préoccupée" par la situation au Venezuela.
"Nous souhaitons qu'il y ait une solution pacifique", a-t-elle affirmé à l'AFP en marge du Forum de Davos, prônant elle aussi "le dialogue".
Le chef du Programme alimentaire mondial (PAM), David Beasley, a indiqué à l'AFP que l'organisation était "prête à s'engager" dans le pays où elle n'a pour l'instant "virtuellement aucun accès".
Refusant de commenter la crise politique en cours, il a ajouté: "Nous avons l'espoir qu'il y aura (...) une occasion pour nous d'agir quelle que soit l'issue" et "Nous travaillerons avec le gouvernement quel qu'il soit."
"Nous savons que les gens ont faim au Venezuela. Ce ne sont pas des incidents isolés. C'est un problème de grande ampleur", selon M. Beasley.
Les Etats-Unis, le Canada et nombre de pays d'Amérique Latine, le Brésil en tête, ont reconnu Juan Guaido comme président, tandis que l'Union européenne appelle à des élections et à écouter la "voix" du peuple au Venezuela.
Moscou a au contraire dénoncé une "ingérence étrangère" dans les affaires du Venezuela, et la Turquie a apporté son soutien à Nicolas Maduro.


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