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GB/Qatar : ouverture du procès de quatre ex-dirigeants de Barclays

AFP
23/01/2019

Le procès de quatre anciens dirigeants de la banque Barclays s'est ouvert mercredi devant un tribunal de Londres, qui les jugent sur les conditions de levées de fonds auprès du Qatar en 2008.

John Varley, le directeur général de la banque de 2004 à 2010, et trois autres anciens hauts responsables de l'établissement (Roger Jenkins, Thomas Kalaris et Richard Boath) ont chacun plaidé non coupable la semaine dernière au cours d'une phase préliminaire, avant le début officiel de leur procès.

Sexagénaire comme les trois autres accusés, M. Varley est l'ancien responsable bancaire de plus haut rang à être jugé au Royaume-Uni pour des faits remontant à la crise financière internationale.

Le procès, qui se déroule devant le tribunal de Southwark, devrait durer environ quatre mois.

Le juge Robert Jay a demandé aux jurés mercredi d'appréhender l'affaire "sans émotions", même si certains peuvent avoir "certains présupposés" sur le monde de la banque, montré du doigt pour sa responsabilité dans la crise de 2018.

Le procureur Edward Brown estime quant à lui que "la toile de fond de cette affaire est la crise financière internationale de 2008". "Nous allons examiner comment ceux qui étaient au sommet de la banque ont répondu à la pression que cela a créée", a-t-il prévenu.

Les poursuites sont liées à deux levées de capitaux de près de 12 milliards de livres, pour l'essentiel auprès d'investisseurs du Moyen-Orient, notamment le fonds d'investissement souverain du Qatar, qui avaient permis à Barclays d'éviter de recourir à l'aide de l'État britannique. A la même époque, les banques britanniques RBS et Lloyds Banking Group avaient été majoritairement ou partiellement nationalisées.

Selon l'accusation, à l'occasion de cette levée de fonds, Barclays a versé au Qatar un montant de commissions bien plus élevé que celui des commissions reçues par les autres investisseurs, sans dévoiler cet arrangement.

Pour le procureur, Barclays était "très inquiet à l'idée d'accepter l'argent du gouvernement et donc de se placer sous un contrôle accru". "Il n'est pas exagéré de dire que l'avenir de Barclays en tant que banque indépendante était en jeu en septembre et octobre 2008", a-t-il dit.

L'enquête dans cette affaire, effectuée pendant plus de six ans par l'autorité britannique chargée de la lutte contre la délinquance financière, le Serious Fraud Office (SFO), évoque aussi un prêt de trois milliards de dollars accordé par Barclays au fonds d'investissement du Qatar peu après.

Le SFO a toutefois essuyé un camouflet dans la même affaire lorsque la justice britannique a rejeté à l'automne dernier ses accusations à l'encontre de la banque Barclays elle-même - qui a échappé en conséquence à un procès en tant que personne morale.

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